Poire BEURRE DE BRUXELLES
S^-nonymes. — Poires : 1. Belle de Bruxelles (Noisette, le Jardin fruitier, édition de 1839, p. 12i). — 2. De Coq (Willermoz, Observations sur le genre poirier, 1848, p. 139). — 3. Niel (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 1858, t. I).
Description de l'arbre. — Bois : fort. — Bameaux : très-peu nombreux, faiblement étalés, courts et des plus gros, légèrement coudés, duveteux, vert foncé,
BEU [beurré bru]
à lenticelles fortes et abondantes , à coussinets presque nuls. — Yeux : excessivement petits, larges à la base, aplatis au sommet, collés complètement contre l'écorce. — Feuilles : assez grandes, épaisses, cotonneuses, ovales-arrondies , souvent canaliculées, ayant les bords presqu'unis et le pétiole court et très-nourri.
Poire Beurré de Bruxelles.
Fertilité. — Satisfaisante. .
Culture. — Poirier des plus vigoureux, il réussit non moins bien sur cognassier que sur franc; il développe très- vite son écusson ; mais ses pyramides , quoique fortes , manquent généralement de régularité, vu leur mauvaise ramification.
Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : très-allongée, bosselée, assez obtuse, toujours bien ventrue vers l'œil. — Pédoncule : des plus longs, de force moyenne, arqué, renflé à ses extrémités, inséré obliquement et à la surface du fruit. — OEil :
grand, excessivement ouvert^ à peine enfoncé. — Peau : un peu rude au toucher , jaune verdâtre , ponctuée de brun clair, maculée de même autour du pédoncule et lavée de rose tendre du côté du soleil. — Chair :
très-blanche , très-fine , demi-cassante, aqueuse, légèrement pierreuse auprès des loges. — Eau: abondante, sucrée, acidulé, plus ou moins parfumée, rafraîchissante, fort agréable.
Maturité. — Commencement de septembre et se prolongeant une dizaine de jours.
Qualité. — Première.
Historique. — « Elle a été rap- « portée du Brabant, son pays origi- « naire, par M. Louis Noisette, a dit Poiteau en 1846 ; et elle a mûri pour la première « fois à Paris, dans l'étabhssement de ce pépiniériste, en 1813. » [Pomologie française, t. III, n" 5.) Noisette lui donna le nom de Belle de Bruxelles, justifié par le beau coloris de sa peau ; mais bientôt elle fut aussi appelée poire de Coq , et notamment dans le Catalogue du Jardin des Plantes, où dès 1824 on l'inscrivit sous ce surnom, que M. Decaisne lui a rendu tout récemment. Quant à nous, ayant en 1846 tiré ce poirier de la collection du Comice horticole d'Angers, dans laquelle il était étiqueté Beurré de Bruxelles, nous jugeons bon de lui conserver ici cette dénomination, pour éviter à l'avenir toute confusion entre la Belle de Bruxelles avec pépins, qui est le présent fruit, et la Belle de Bruxelles sans pépins, dont on peut lire