Clairgeau de Nantes (M. ihid
Description de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : habituellement assez nombreux, régulièrement. érigés, gros, courts, très-géniculés , jaune brun clair, à lenticelles allongées ,• larges et rapprochées , à coussinets peu accusés. — Yeux : des plus volumineux, pointus, coniques, généralement sortis en éperon, ayant les écailles bombées et mal soudées. — Feuilles : légèrement coriaces , vert jaunâtre ,
BEU [beurré cla]
lavées ordinairement de rouge pâle, ovales, finement dentelées, portées sur un pétiole de longueur moyenne, roide et très-gros.
Poire Beurré Clairgeau.
Fertilité.
marquable.
Re-
CULTURE. — De
vigueur moyenne , ce poirier se greffe sur cognassier ou sur franc; d'un développement précoce, il fait dès sa première année des arbres assez forts, qui restent faibles l'année suivante ; ses pyramides sont jolies, mais peu hautes.
Description dai fruit. — Grosseur : considérable.
— Forme : turbinée excessivement al longée , bosselée , légèrement obtuse, souvent un peu contournée. — Pédoncule : très -court, droit , assez fort , renflé à sa partie supérieure, obliquement implanté à la surface de la peau , et parfois en dehors de l'axe du fruit , dans une petite dépression à bords presque toujours accidentés. — OFil : moyen, rond, ouvert, à peine enfoncé. — Peau : jaune grisâtre, ponctuée de vert et de brun, maculée de fauve autour du pédoncule et lavée de vermillon sur le côté qui regarde le soleil. — Chair : des plus blanches , demi-fme , fondante , juteuse , peu pierreuse. — Fau : abondante, acidulé, vineuse, sucrée, douée d'un arôme particulier, agréable et déhcat.
Maturité. — Yariable , mais allant habituellement de la fm d'octobre jusqu'à la fin de décembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Obtenu à Nantes, le pied-mère de ce poirier fut ensuite vendu aux Belges, qui devinrent en quelque sorte ses véritables promoteurs. Du reste,
BEU [beurré clo'I
voici les renseignements que nous avons rencontrés sur son origine, ils sont aussi complets qu'authentiques :
(( Le Beurré Clairgeau est venu de fruits enterrés par hasard. [vers 1838], par Pierre
Clairgeau, jardinier à Nantes, rue de la Bastille Son premier rapport a eu lieu en 1848
Cette poire a été présentée le 22 octobre à la Société d'Horticulture de la Loire -Inférieure,
par son obtenteur qui la croit issue d'un Beurré et d'une Duchesse d'Angoulême »
(De Liron d'Airoles, Revue horticole, 1849, p. 61, et Notices pomologiques , 1858, t. I, p. x de rinti'oduction et p. 1 du texte.)
« Le pied-mère du Beurré Clairgeau faisait en 1851 partie de la collection de M. de Jonghe, horticulteur à Bruxelles, qui l'ayant acheté dix-huit francs cette même année l'avait planté dans son jardin de Saint-Gilles. » (Forney, le Jardinier fruitier, 1862, t. I, p. 209.)
Observations. — Tout est plus ou moins variable, dans ce fruit : forme, grosseur , maturité , qualité ; cependant s'il arrive qu'on le trouve parfois de second ordre, il est généralement de premier. Son volume, toujours considérable, accuse assez fréquemment un poids allant de 500 à 700 grammes; et la Société d'Horticulture de Paris médaillait en 1831 une de ces poires qui pesait 1 kilogramme. Quant à sa maturité, il est rare qu'elle commence avant le mois d'octobre, et plus rare encore qu'elle se prolonge au delà des premiers jours de janvier.