Poire BEURRÉ CLOTAIRE
Descriptioii de l'arbre. —
Bois : fort. — Hameaux .• nombreux, érigés ou légèrement étalés , de grosseur et de longueur moyennes , géniculés, cotonneux, brun olivâtre, finement ponctués de jaune pâle, ayant les coussinets peu ressortis. — Yeux :
assez petits , ovoïdes - pointus , non complètement collés contre l'écorce. — Feuilles : petites ou moyennes, ovalesallongées , planes ou contournées , à bords faiblement denticulés , à pétiole court et menu.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Sa vigueur est convenable et sa croissance toujours hâtive ; le sujet qu'il semble préférer, c'est le cognassier, sur lequel il prend une forme pyramidale régulière et satisfaisante.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : turbinée, obtuse, ventrue, légèrement étranglée près du sommet, qui est plus ou moins mamelonné. — Pédoncule : long, bien nourri, recourbé, parfois renflé à la base, régulièrement inséré au milieu d'une faible dépression. — Œil: grand, I. 22
BEU [beurré colJ
mi-clos, arrondi, presque saillant. — Peau : jaune d'ocre, largement et fortement ponctuée de roux verdàtre , et montrant quelques taches brun clair ordinairement squammeuses. — Chair : blanchâtre, fme, aqueuse, fondante, pierreuse autour des loges. — Bau : abondante, sucrée, vineuse, assez délicate.
Maturité. — Gourant de septembre, et le plus habituellement vers la moitié de ce mois ; elle se prolonge une dizaine de jours.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — L'arbre qui servit à la propagation de ce Beurré, fut trouvé en 1854 par M. Clôt, propriétaire au lieu deFrémur, commune de Sainte-Gemmessur-Loire, à trois kilomètres d'Angers. C'était un jeune sauvageon des plus fertiles et qu'on s'empressa de multiplier/ car ses produits convenaient beaucoup pour la halle. Nous ignorons quel motif le fit appeler Clotaire, au Ueu de Clôt; mais il est certain qu'un tel nom, si l'on n'en connaissait pas aussi bien l'origine, eût pu, dans l'avenir, causer quelque plaisante erreur chez les pomologistes. Peut-être auraient-ils cru ce fruit contemporain des premiers Francs, et dédié pour lors à l'un des Clotaire , à l'un de ces rois dont nous séparent au moins une douzaine de siècles 1 . . .