‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 257 sur 486 · Poire BEURRÉ DORÉ DE BILBAO · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ DORÉ DE BILBAO

Stynonymes. — Poires : 1. Golden Beurré of Bilboa (Hovey, the Fruits of America, 1847, t. l, p. 99). — 2. Beurré gris de Bilbao (André Leroy, Catalogue descriptif et raisonné des arbres fruitiers et d'ornement, 1852, p. 26, n» 454). — 3. Beurré gris de Portugal ( Thuillier-Aloux , Catalogue raisonné des poiriers qui peuvent être cultivés dans la Somme, 1855, p. 78).

Grosseur : au-dessus de la moyenne.

Description de l'arbre. —

Bois : de moyenne force. — Rameaux : assez nombreux , étalés , longs , gros , peu coudés , brunfauve rougeâtre ou grisâtre , à lenticelles fines et clair -semées, à coussinets des plus ressortis. — Yeux : moyens , coniques , légèrement écartés du bois, ayant les écailles mal soudées. — Feuilles :

grandes, ovales-lancéolées, profondément dentées , faiblement contournées, portées sur un pétiole très-gros, long et pourvu de stipules bien développées.

Fertilité. — Excessive.

Culture. — De bonne vigueur et de hâtive croissance, ce poirier se plaît généralement mieux sur cognassier que sur franc ; il fait toujours de régulières, de superbes pyramides.

Description du fruit. —

Forme : ovoïde-allongée, parfois un peu

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cylindrique. — Pédoncule : de longueur moyenne^, fort, rarement arqué, obliquement ou perpendiculairement implanté dans une assez large cavité que domine une protubérance bien prononcée, — OEil : petit ou moyen, mi-clos, placé dans un bassin des plus évasés mais sans grande profondeur. — Peau : jaune d'or, ponctuée et striée de roux, fortement maculée de même autour du pédoncule. — Chair : blanche, excessivement fine et fondante, aqueuse, à peine pierreuse, habituellement traversée par quelques filaments jaunâtres. — Eau : extrêmement abondante, acidulé , sucrée , parfumant délicieusement la bouche.

Maturité. — Fin août et courant de septembre.

Qualité, — Première.

Historique. — Nous avons demandé en 1849 cette excellente poire aux Américains, qui déjà la cultivaient depuis une vingtaine d'années. Hovey, un de leurs pomologues les plus connus, l'a décrite en 18-47, et il a eu soin de s'enquérir du pays où elle était née :

« Ce Beurré — nous dit-il — fut introduit dans les jardins américains par M. J. Hooper, de Marblehead (Massachusetts). Il l'avait tiré de Bilbao (Espagne) en 1821. » [The Fruits of America, 1847, t. I, p. 99.)

Observations. — Les Allemands ont également cette poire dans leurs collections, et l'estiment beaucoup; mais ils ne la mangent qu'à partir de la mi-octobre, ce qui montre combien, chez eux, sa maturité devient tardive, puisque djins nos départements de l'Ouest elle est déjà mûre à la fin d'août.

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