Poire BEURRÉ DUMORTIER
Premier Type. Synonymes. — Poires : 1. Du Mortier
(Van Mons, Arbres fruitiers, 1835, t. I, p. 259). — 2. Dumontier (Prévost, Bulletin pomologique de la Société d'Horticulture de la Seine-Inférieure, 18S0, p. 166). — S.DUMOUSTIER i M. ibid.]. — 4. Demoustiek (Thuillier-Aloux, Catalogue raisonné des poiriers qui peuvent être cultivés dans la Somme, 1854, p. 76).
Sescriptiou de l'arbre. —
Bois : de moyenne force. — Rameaux : nombreux, généralement érigés, gros, assez longs, coudés, roux foncé, à lenticelles brun grisâtre, fines et abondantes, à coussinets saillants. — Yeux : volumineux, ovoïdes, duveteux, appliqués en partie contre le bois et ayant les écailles légèrement entr'ouvertes.
— Feuilles : ovales-arrondies , de^ moyenne grandeur, assez profondément dentées sur leurs bords , à pétiole long, très-gros et accompagné de stipules des plus développées.
Fertilité. — Remarquable.
Culture. — Ce poirier, dont la vigueur est convenable , fait de belles pyramides sur cognassier ou sur franc ; la croissance de son écusson est assez précoce.
BEU [beurré dur]
née-ovoïde, obtuse, ventrue et bosselée.
Poire Beurré Dumortier. — Deuxième Type.
Descrifitiou clii fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : turbinée plus ou moins allongée, mais se rapprocbanl habituellement de la turbi-
Pédoncule : long ou assez court, droit ou arqué, mince, obliquement inséré dans une cavité peu profonde et à bord mamelonné. — OEil : grand, bien fait, ouvert, placé au centre d'un bassin excessivement évasé. — Peau : vert jaunâtre, tachée, ponctuée et marbrée de roux, et souvent lavée de rose pâle du côté du soleil. — Chair : blanchâtre, fine, aqueuse, fondante, granuleuse auprès des loges. — Eau : fort abondante, acidulé, sucrée, parfumant délicieusement la bouche.
Maturité. — Fin septembre ou commencement d'octobre, atteignant parfois le mois de décembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Elle fut obtenue par Van Mons, vers 1818, ainsi qu'il résulte du • passage suivant , écrit en 1847 par M. Alexandre Bivort :
« L'arbre-mère de ce Beurré , qui se trouve dans l'ancienne pépinière Van Mons, à Louvain, peut avoir, actuellement, trente ans environ. Il a été dédié par Van Mons à M. B. Dumortier, de Tournay, savant naturaliste, académicien et député. » [Album de pomologie, t. I, p. 66.)
Dès 1835, Van Mons avait parlé de cette poire, qu'il regardait comme un de ses meilleurs gains , dans son ouvrage sur les Arbres fruitiers :
« Le plant d'un même semis — y disait-il — est loin de marquer généralement la même année; et dans tous les semis il y a des retardataires : ce sont les bois fins, et souvent ce sow< les fruits fins; ainsi Du Mortier est un retardataire de seize ans. » (Tome I, p. 259.)
D'après M. du Breuil, professeur d'arboriculture, cette variété fut introduite chez nous en 1838. [Cours d^ arboriculture, 1854, t. II, p. 569-iii. )
Observations. — C'est à tort qu'on a cru le Beurré Quetelet identique avec le Beurré Dumortier ; ces deux poires ne se ressemblent nullement ; et d'ailleurs on sait généralement, aujourd'hui, que Beurré Quetelet est synonyme de Beurré Curtet, comme nous l'avons prouvé plus haut, page 342.