‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 261 sur 486 · Poire BEURRE DURAND · texte numérisé non relu

Poire BEURRE DURAND

Description de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : nombreux , généralement étalés et arqués, gros, longs, flexueux, d'un fauve brunâtre faiblement rougi, ayant les lenticelles larges, abondantes, les mérithalles ordinairement courts, et

BEU [beurré duv]

les coussinets aplatis. — Yeux : petits^ ovoïdes-pointus, duveteux, non appliqués

contre l'écorce. — Feuilles : ovales, acuminées, à bords légèrement crénelés, à

pétiole court et bien nourri.

„ . . „ , Fertilité. — Satisfaisante.

Poire Beurre Durand.

Culture. — Très-vigoureux, ce poirier peut se greffer sur cognassier ou sur franc ; ses pyramides sont des plus remarquables; leur seul défaut est un manque de feuilles par trop prononcé.

Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : allongée, obtuse^ mamelonnée au sommet , habituellement déprimée à la base , et parfois quelque peu étranglée vers les deux tiers de sa hauteur.

— Pédoncule : court, droit, mince, obliquement implanté au milieu d'une faible dépression. — Œil : moyen, régulier, mi-clos, à peine enfoncé. — Peau : jaune d'or, ponctuée , marbrée de fauve , semée de plusieurs taches roussâtres en partie squammeuses, et finement striée de brun clair dans la cavité ombilicale.

— Chair : très-blanche et très -fine, fondante, aqueuse, presque exempte de pierres. — Eau : abondante, fort sucrée, vineuse, douée d'un parfum particulier aussi savoureux qu'agréable.

Maturité. — Variable, mais allant généralement de la fin de septembre jusqu'à la moitié d'octobre.

Historique. — En 1834, l'arbre qui a produit cet excellent Beurré se mettait à fruit pour la première fois. Il provenait des derniers semis effectués par le pépiniériste Goubault, dans son établissement de Mille-Pieds, situé près d'Angers. Ce fut au successeur de Goubault , M. Durand , que revint le soin de propager la poire ainsi gagnée. Quand il la présenta au Comice horticole de Maine-et-Loire, en 1853, on l'y qualifia de « très-bonne. » Peu après il lui donna son nom et la mit dans le commerce. Nous la multiplions depuis 1836.

Page 1