‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 265 sur 486 · Poire BEURRE FAVRE · texte numérisé non relu

Poire BEURRE FAVRE

Description de l'arbre. — Bois : de moyenne force. — Rameaux : nombreux, généralement un peu faibles, longs, étalés, flexueux, brun clair, abondamment ponctués de gris-blanc, ayant les coussinets bien accusés. — Yeux : assez volumineux, ovoïdes, aigus ou légèrement arrondis, non appliqués contre l'écorce. — Feuilles : grandes, d'un beau vert, ovales ou elliptiques, canaliculées , à bords profondément dentés, à pétiole grêle, long et souvent rougi.

Fertilité. — Excessive.

Culture. — La vigueur de cet arbre n'est pas des plus marquées, aussi se plaît-il mieux sur le franc que sur le cognassier ; il y croît assez vite et s'y développe passablement en pyramide.

BEU [beurré FÉvl 361

Description du fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Forme :

tui'binée-allongée , obtuse, souvent bosselée et contournée, ayant habituellement

„ . . ^ un côté plus renflé que l'autre. — Pédon-

Poire Beurre Favre. , ^ , \, ,

cule : court, menu, légèrement recourbe,

obliquement implanté à la surface de la peau. — Œil: petit, ouvert ou mi-clos, uni sur ses bords , presque saillant. — Peau : jaune d'ocre , toute parsemée de points brunâtres et couverte de quelques larges taches rousses, plus ou moins squammeuses. — Chair : blanchâtre, demifme, demi-fondante, aqueuse, fortement granuleuse au centre. — Eau : abondante, sucrée, acidulé, trop dépourvue de parfum , quoiqu'assez délicate.

Maturité. — Fin septembre et commencement d'octobre.

Qualité. — Deuxième, et quelquefois troisième.

Historique. — Cette poire n'est réellement pas digne du nom qu'on lui a donné — celui d'un sénateur — car elle appartient plutôt aux fruits communs destinés pour la halle, qu'aux fruits recherchés pour les desserts.

ce C'est un gain de la pomologie de la Loire- Inférieure — dit M. de Liron d'Airoles — obtenu par François Maisonneuve, qui l'a dédié à M. Favre, maire de Nantes. Son premier rapport remonte à 1845, mais ce fruit était resté inédit jusqu'à ce jour (1855) et n'avait pas été mis dans le commerce. Il est de second ordre et plus propre au verger qu'au jardin. » {Notices pomologiques , 1855, t. I, p. 76. )

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