‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 269 sur 486 · Poire BEURRÉ GENDRON · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ GENDRON

Premier Type. Description

de l'arbre. —

Bois : faible. — Rameaux : peu nombreux, habituellement étalés, grêles , très - courts , légèrement cou dés, rouge-brun, à lenticelles petites et clair- semées, à coussinets bien accusés. — Yeux :

moyens, ovoïdespointus , éloignés de l'écorce. — Feuilles : moyennes et rarement abondantes , ovales-arrondies, vert jaunâtre, un peu coriaces, ayant les bords denticulés, le pétiole très-long, assez gros et souvent rougi.

Fertilité. — Convenable.

Culture, — Pour obtenir de cet arbre qu'il se développe passablement en pyramide, il faut lui donner le franc et non pas le cognassier , sur lequel son manque de vigueur le rend des plus chétifs.

Description du fruit. — Grosseur : considérable. — Forme : variable, afTectant souvent celle de notre premier type, qui est oblongue-turbinée , et souvent aussi celle du deuxième , presque sphérique ; mais , sous quelque forme qu'on la rencontre, elle est toujours irrégulière, bosselée, obtuse et contournée. — Pédoncule : très-court, bien nourri, non recourbé, perpendiculairement inséré dans un large évasement plissé où le comprime une forte gibbosité. — OËil: petit, ouvert, des plus enfoncés. — Peau .-jaunâtre, ponctuée de brun, marbrée ou maculée de fauve autour de l'œil et du pédoncule, légèrement colorée de vermillon sur la face qui regarde le soleil. — Chair : blanche, grosse, ferme, cassante, granuleuse auprès des pépins, qui pour l'ordinaire sont avortés. — Eau : suffisante, acidulé, sucrée, douée d'un arôme assez agréable.

Maturité. — De janvier à mars.

Qualité. — Deuxième, et quelquefois première.

BEU [beurré gen]

Poire Beurré Gendron. — Deuxième Type.

Historique. — On a dit assez récemment que le Beurré Gendron ne différait aucunement du Besi de Chaumontel. Cette opinion souleva même une sérieuse

polémique dans la Revue horticole, en 1860 et 1861. Mais aujourd'huilecalme s'est fait autour de ce poirier, qui réellement a droit de figurer parmi les variétés, ainsi que le déclarait il y a cinq / ï ans M. Willermoz,

secrétaire du Congrès pomologique, et l'un des meilleurs juges pour une telle cause : « Si le Beurré « Gendron a quelce que analogie de (( forme et de couce leur avec le Besi ((de Chaumontel — « observait-il — rien c( dans l'intérieur

« n'annonce cette variété; tout s'en éloigne, au contraire. » [Revue horticole, 1861, p. 81.) Du reste, quand on sait qu'il provient précisément d'un semis de pépins de Besi de Chaumontel, peut-on s'étonner de lui trouver, ainsi qu'à ses produits, un certain air de famille avec cette ancienne espèce?... Gagné dans les pépinières de M. Gendron, à Châteaugontier (Mayenne), le pied- type de ce Beurré donna ses premiers fruits en 1849.

Page 1