Poire BEURRE KOSSUTH
Uescriptioii de l'arbre. — Bois : de force moyenne. — Rameaux :
peu nombreux, étalés ou érigés , gros, courts, trèscoudés, brun-vert grisâtre, à lenticelles larges et assez abondantes, à coussinets saillants. — Yeux : excessivement développés, ovoïdes-pointus, écartés du bois et ayant les écailles disjointes. — Feuilles : de grandeur moyenne, légèrement coriaces , ovales ou elliptiques, ordinairement un peu contournées dans tous les sens, finement denticulées et portées sur un pétiole long et bien nourri.
Fertilité. — Convenable.
Culture. — Sur cognassier, ce poirier n'est pas très- vigoureux , le franc lui donne une croissance plus hâtive et rend ses pyramides plus fortes, plus touffues.
Description du fruit. — Grosseur : volumineuse. — Forme : quelquefois variable , mais affectant habituellement la turbinée ventrue, fortement ondulée et s'amincissant tout à coup auprès du pédoncule, avec lequel elle est presque continue. — Pédoncule : court, assez mince, arqué, obliquement implanté à la surface du fruit. — Œil : très-arrondi, grand, placé dans un bassin généralement profond et uni. — Peau /jaune verdâtre terne, ponctuée, marbrée et tachée de fauve. — Chair : blanchâtre, des plus fines, fondante, juteuse, légèrement granuleuse autour des pépins. — Eau : extrêmement abondante, sucrée, aigrelette, douée d'une saveur beurrée fort délicate.
Maturité. — Mi-septembre et commencement d'octobre.
Qualité. — Première.
Historique. — Yers 1849 nous reçûmes de Belgique et de divers horticulteurs français, un très-grand nombre de nouveaux poiriers, dont celui-ci faisait partie. Quel fut son obtenteur?... Personne encore, que nous sachions, n'a revendiqué la paternité de ce gain, que nous croyons avoir été l'un des premiers à propager, car dès 1851 on l'expédiait de nos pépinières en Amérique. Et là, le pomologue Hovey s'empressa de recommander cette variété, de la décrire.
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observant « que c'était dans notre pays qu'on l'avait ainsi dédiée à l'illustre défen- « seur de la liberté, en Hongrie, au célèbre Kossuth. » (Voir the Magazine of horticulture, 1832, p. 295.)