‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 297 sur 486 · Poire BEURRÉ MOTTE · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ MOTTE

Description de l'arbre. — Bois :

peu fort. — Rameaux : nombreux, étalés, assez gros , de longueur moyenne , géniculés, duveteux, rouge-fauve grisâtre, ayant les lenticelles fines, très-espacées , et les coussinets bien accusés. — Yeux : moyens, ovoïdes, à écailles disjointes, légèrement écartés du bois. — Feuilles : petites, ovales ou elliptiques, cotonneuses, entières en partie sur leurs bords, planes ou contournées , munies d'un pétiole fort et très-court.

Fertilité. — Abondante.

Culture. — Modérément vigoureux , ce poirier devra mieux se plaire sur franc que sur cognassier ; tout nouveau dans nos pépinières , nous lui avons donné ce dernier sujet, et les pyramides qu'il a faites, quoiqu'assez jolies, se sont constamïnent montrées trop petites.

îtescriptiois du fruit. — Grosseur :

moyenne. — Forme : turbinée-allongée , obtuse , ayant habituellement un côté plus ventru que l'autre. — Pédoncule : court, mince, faiblement arqué, régulièrement inséré à la surface et sans solution de continuité. — OEil : grand, souvent mi-clos, presque saillant. — Peau : bronzée, ponctuée de roux, lavée de vert grisâtre sur la partie non exposée au soleil. — Chair : blanche, mi-fine, mi-fondante ou cassante, juteuse, quelque peu marcescente et granuleuse. — Fau : abondante, sucrée, douée d'une saveur beurrée fort agréable. Maturité. — Fin octobre et courant de novembre. Qualité. — Deuxième.

■ Historique. — Gagnée dans le département du Nord, vers 1853, cette poire doit sa propagation à l'un des horticulteurs les plus connus du pays, à M. Grolez- Duriez , qui nous a donné sur elle les renseignements suivants :

« Vous me questionnez sur le Beurré Motte Des greffes de ce fruit m'ont été remises,

il y a huit ou dix ans, par un propriétaire de Roubaix qui doit toujours posséder chez lui le pied-mère de cette variété. Cet amateur, en me les adressant, me témoigna le désir de voir son nom attaché à ce poirier, s'il me semblait utile de le multiplier ; et j'ai tenu compte de sa recommandation » [Lettre du 13 octobre 1866.)

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