‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 306 sur 486 · Poire BEURRÉ PREBLE · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ PREBLE

Bescription de l'arbre. — Bois : faible. — Rameaux : assez nombreux, presque étalés, grêles, peu longs et peu coudés, marron clair, à lenticelles fines et très-espacées, à coussinets aplatis. — Yeux : petits ou moyens, ovoïdes-arrondis,

BEU [beurré pre]

pointus, légèrement écartés de l'écorce. — Feuilles : petites, lancéolées, planes ou contournées, ayant les bords denticulés, le pétiole court et menu.

. „ , , Fertilité. — Médiocre.

Poire Beurre Preble.

Culture. — Dans nos f~^ pépinières , ce poirier

* reste des plus chétifs,

quel que soit le sujet qu'on lui donne ; ses pyramides y sont irrégulières , mal ramifiées , excessivement basses.

lîesepiption du fruit. — Grosseur : volumineuse. — Forme :

ovoïde ventrue et bosselée, ou ovoïde-arrondie.

— Pédoncule : court, bien nourri, droit, régulièrement inséré dans une large cavité sans profondeur , que domine un mamelon très-prononcé.

— Œil : moyen, ouvert, faiblement plissé sur ses bords, presque saillant.

— Peau : jaune verdâtre obscur, ponctuée et largement maculée de brun clair, striée de même

dans le bassin ombilical. — Chair : blanc jaunâtre, fine, mi-fondante ou fondante, assez granuleuse au cœur. — Eau : suffisante, sucrée, acidulé, possédant une saveur beurrée d'une grande délicatesse.

Maturité. — Courant d'octobre , allant jusqu'à la mi-novembre.

Qualité. — Première.

Historique. — Les Américains sont les obtenteurs de ce Beurré et le regardent comme un de leurs meilleurs fruits. Ils le cultivent depuis vingt-cinq ans environ, et voici l'origine que lui assignait en 1849 le pomologue Downing :

« Cette grosse, cette excellente poire fut gagnée de semis par M. Elijat Cook, de Raymond, dans l'État du Maine. Le nom qu'elle porte lui a été donné par M. Manning, en mémoire du Commodore (chef d'escadre) Edouard Preble, notre' compatriote. » [The Fmits and fruit trees of America, édition de 1849, p. 363.)

Observations. — Nous ignorons si ce poirier se montre plus vigoureux dans une autre partie de la France, que dans l'Anjou, car il est peu répandu chez nos Jiorticulteurs ; mais ici, où nous le multipliions pour la première fois en 1851, on l'a toujours vu très-frêle, très-délicat et souvent attaqué d'une maladie qui se perpétuait même par la greffe ; défauts d'autant plus regrettables, que les poires qu'il produit sont d'un fort volume et d'une parfaite qualité.

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