Poire BEURRÉ PREBLE
Bescription de l'arbre. — Bois : faible. — Rameaux : assez nombreux, presque étalés, grêles, peu longs et peu coudés, marron clair, à lenticelles fines et très-espacées, à coussinets aplatis. — Yeux : petits ou moyens, ovoïdes-arrondis,
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pointus, légèrement écartés de l'écorce. — Feuilles : petites, lancéolées, planes ou contournées, ayant les bords denticulés, le pétiole court et menu.
. „ , , Fertilité. — Médiocre.
Poire Beurre Preble.
Culture. — Dans nos f~^ pépinières , ce poirier
* reste des plus chétifs,
quel que soit le sujet qu'on lui donne ; ses pyramides y sont irrégulières , mal ramifiées , excessivement basses.
lîesepiption du fruit. — Grosseur : volumineuse. — Forme :
ovoïde ventrue et bosselée, ou ovoïde-arrondie.
— Pédoncule : court, bien nourri, droit, régulièrement inséré dans une large cavité sans profondeur , que domine un mamelon très-prononcé.
— Œil : moyen, ouvert, faiblement plissé sur ses bords, presque saillant.
— Peau : jaune verdâtre obscur, ponctuée et largement maculée de brun clair, striée de même
dans le bassin ombilical. — Chair : blanc jaunâtre, fine, mi-fondante ou fondante, assez granuleuse au cœur. — Eau : suffisante, sucrée, acidulé, possédant une saveur beurrée d'une grande délicatesse.
Maturité. — Courant d'octobre , allant jusqu'à la mi-novembre.
Qualité. — Première.
Historique. — Les Américains sont les obtenteurs de ce Beurré et le regardent comme un de leurs meilleurs fruits. Ils le cultivent depuis vingt-cinq ans environ, et voici l'origine que lui assignait en 1849 le pomologue Downing :
« Cette grosse, cette excellente poire fut gagnée de semis par M. Elijat Cook, de Raymond, dans l'État du Maine. Le nom qu'elle porte lui a été donné par M. Manning, en mémoire du Commodore (chef d'escadre) Edouard Preble, notre' compatriote. » [The Fmits and fruit trees of America, édition de 1849, p. 363.)
Observations. — Nous ignorons si ce poirier se montre plus vigoureux dans une autre partie de la France, que dans l'Anjou, car il est peu répandu chez nos Jiorticulteurs ; mais ici, où nous le multipliions pour la première fois en 1851, on l'a toujours vu très-frêle, très-délicat et souvent attaqué d'une maladie qui se perpétuait même par la greffe ; défauts d'autant plus regrettables, que les poires qu'il produit sont d'un fort volume et d'une parfaite qualité.
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