Poire BEURRÉ ROMAIN
Synonymes. — Poires : 1. Fondante de Rome (Diel, Kernobstsorien, 1802, p. 106). — 2. Sucré ROMAIN [Id. ibid.). — 3. BEURRÉ DE ROME (Biedenfeld, Handhuch al 1er bekannten Obstsorten, IS54, t. I, p. 57). — 4. GiRARDiNE (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum , 1858, t. I). — 5. La Reine {Id. ibid.). — 6. PoiRE romaine [M. ibid.).
Premier Type.
Deseription de l'arbre. —
Bois : très-fort. — Hameaux : assez nombreux , étalés , des plus gros , longs, flexueux, cotonneux, d'un rouge-fauve ardoisé et tacheté de gris, à lenticelles larges, saillantes et très - rapprochées , à coussinets presque nuls. — Yeux : petits, aplatis, noyés dans l'écorce. — Feuilles :
vert foncé, grandes, ovales -allongées, légèrement duveteuses, ayant les bords entiers, le pétiole assez long et bien nourri.
FERTiLrrÉ. — Moyenne.
Culture. — Poirier vigoureux , il peut être greffé sur franc ou cognassier ; son développement , toujours tardif, ne l'empêche cependant pas de former de belles et fortes pyramides.
Deuxième Type,
Deseriptioii du fruit. — Gi'os^ seur : moyenne ou au-dessous de la moyenne. — Funne : inconstante, variant habituellement entre la conique allongée et obtuse , et la turbinée ovoïde, bosselée et ventrue. — Pédoncule : long , mince , non arqué , généralement un peu renflé à son point d'attache, obliquement implanté au milieu d'une dépression plus ou moins marquée. — Œil : petit, bien fait, ouvert , faiblement enfoncé , entouré de quelques plis ou de quelques bosselettes à peine développées. — Peau : rugueuse, jaune terne fortement olivâtre,
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parsemée de points gris-roux, marbrée ou tachée de même au sommet et à la base du fruit, et parfois teintée de rouge-brique sur la partie frappée par le soleil. — Chair : blanchâtre, demi-fine, demi-fondante, aqueuse, presque exempte de pierres. — Eau : abondante, acidulé, sucrée, laissant dans la bouche un léger parfum d'anis.
Maturité. — De la mi-septembre à la mi-octobre.
Qualité. — Yariable, mais plutôt deuxième que première.
H:îstoB*ic|iae. — Etienne Calvel décrivait cette variété en 1805, dans son Traité des pépinières (t. II, p. 319), et l'appelait Beurré romain^ nom qu'aucun autre pomologue français n'avait encore mentionné. Merlet, plus d'un siècle auparavant, cite bien une poire Gros-Romain, mais comme il la déclare synonyme de la Fontarabie, mûrissant en février et bonne uniquement pour la cuisson, on voit qu'il est impossible, malgré la similitude desdits noms, de songer au moindre rapprochement entre ces deux fruits. En 1803 , le Beurré romain ne devait faire qu'apparaître dans notre pays, où probablement le docteur Diel, de Stuttgardt, l'avait envoyé à quelqu'un des nombreux correspondants qu'il y comptait. Cet amateur érudit et si passionné de l'arboriculture fruitière, connut ce poirier dès 1801, car il nous dit en 1802 : « Je l'ai reçu de Harlem et ne le rencontre ni chez Duhamel, ni chez Knoop, « ni chez Mayer ; voici ses diverses dénominations : Sucré romain. Beurré romain, «Fondante de Rome {JCernobsfsorten, 1802, p. 106). » Mais il est positif que les Allemands le cultivaient déjà depuis longtemps, à cette époque, comme l'observait récemment M. Jahn, tome II, page 53 de Ylllustrirtes Handbuch der 0bstkunde{l8Q0), où tout en l'appelant Romische Sckmalzhirn, Fondante de Rome, il lui conserve néanmoins son nom français actuel, Beurré romain.
Poire BEURRÉ DE ROME. — Synonyme de Beurré romain. Voir ce nom.
Poire BEURRÉ ROND. — Synonyme de Bergamote d'Été. Voir ce nom.
Poire BEURRÉ ROUGE. — Synonyme de Beurré gris. Voir ce nom.
Poire BEURRÉ ROUGE D'ANJOU. — Synonyme de Beurré gris. Voir ce nom.