‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 320 sur 486 · Poire BEURRÉ DE STUTTGARDT · texte numérisé non relu

Poire BEURRÉ DE STUTTGARDT

ISescription de l'arbre. — Bois : de force moyenne! — Rameaux : assez nombreux, légèrement étalés et arqués, longs, un peu grêles, coudés, brun clair verdâtre, ponctués de gris-blanc, ayant les coussinets bien ressortis. — Yeux : volumineux, coniques, pointus, non appliqués contre l'écorce. — Feuilles :

DEU [retirré STiî]

moyennes, vert foncé, ovales-Jancéolées , acuminées, planes on contournées, et

souvent relevées en gouttière, faiblement dentées, portées sur un pétiole court

et frêle.

„ . „ , ^ „ , Fertilité. — Grande.

Poire Beurré de Stuttgardt.

Culture. — Le franc lui convient mieux que le cognassier, sa vigueur étant médiocre; il fait d'assez jolies pyramides et ne se développe bien qu'à partir de sa deuxième année.

Description du fruit. —

Grosseur : moyenne. — Forme :

ovoïde-allongée, régulière, habituellement déprimée d'un côté, près de l'œil. — Pédoncule : court, bien nourri, recourbé, renflé à l'attache, inséré au centre d'une petite dépression rarement accidentée sur ses bords. — OEil : large , arrondi , ouvert , placé dans un bassin en entonnoir de profondeur assez variable. — Peau : jaune d'ocre, semée de points gris-roux et de quelques taches brunâtres, et généralement colorée de rose pâle sur la partie qui regarde le soleil. — Chair : blanc jaunâtre, fine ou demi-fme, très-fondante, peu granuleuse. — Eau: abondante, vineuse et des plus sucrées, possédant une saveur particulière d'une extrême délicatesse.

Maturité. — Du commencement de septembre jusqu'à la moitié de ce mois.

Historique. — Ce Beurré était obtenu de semis à Stuttgardt, en 1863 ; ce sont les Belges qui l'ont fait connaître en France, au commencement de 1864, en insérant dans un de leurs recueils périodiques , les lignes suivantes :

« Beurré de Stuttgardt. — Ce nouveau fruit paraît être de qualité exquise; il nous est vivement recommandé par M. Schickler, horticulteur à Stuttgardt, qui le proclame le plus excellent qu'il ait jamais vu et goûté. » (Edouard Morren, la Belgique horticole, 1864, p. 30.)

En février 1866 une autre publication belge, la Flore des serres et jardins de l'Europe, parlait également (page 92) du gain de M. Schickler, mais en faisant remarquer d'après M. Edouard Lucas, directeur de l'Institut pomologique de Reutlingen (Wurtemberg) , que le Beurré de Stuttgardt « paraissait n'être autre chose « qu'une doublure de la Fondante des Bois ; avec cette difTérence , excessivement « légère , qu'il arrivait à maturité dix à quatorze jours plus tôt que cette dernière « poire. » Pour nous, ces variétés sont différentes, en ce sens surtout que leurs arbres n'ont entre eux aucune ressemblance, et que de plus la Fondante des Bois se

BEU [beurré sup]

conserve jusqu'en novembre, quand au contraire le fruit gagné par M. Schickler atteint seulement la fin de septembre.

Observationis. — Les Allemands cultivent depuis longtemps un Rousselet de Stuttgardt, mûrissant en août, puis une Bergamote de Stuttgardt allant jusqu'au mois de mars; mais nous ne possédons pas ces deux variétés. Si donc nous en parlons, c'est afin d'établir, d'après les descriptions qu'en donnent les pomologues d'outre-Rhin, qu'elles n'ont aucun rapport avec le Beurré de Stuttgardt; puis aussi pour qu'on ne soit point exposé plus tard, si quelquefois on les importait chez nous, à les prendre pour ce dernier, trompé par leur dénomination à peu près identique.

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