‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 362 sur 486 · Poire BRACONOT · texte numérisé non relu

Poire BRACONOT

Vescription de l'arbre. — Bois :

fort. — Hameaux :

assez nombreux , étalés, gros, longs, très-flexueux, brungris olivâtre , lavés de rouge auprès des yeux, ayant les lenticelles fines , des plus espacées, et les coussinets peu ressortis. — Yeux :

moyens , ovoïdes , duveteux, très-éloignés du bois, à écailles légèrement entr'ou vertes. — Feuilles : petites j elliptiques-arrondies, acuminées, souvent relevées en gouttière, bien dentées sur leurs bords, au pétiole long et menu.

Fertilité. — Convenable.

Culture. — Ce poirier n'offre rien de particulier dans sa croissance ; il est vigoureux, il prend indistinctement le franc ou le cognassier, comme sujet, et se développe parfaitement en pyramide.

Description du fruit. — Grosseur : considérable et quelquefois moins volu^ mineuse* — Forme : oblongue, obtuse, excessivement ventrue, bosselée et souvent déprimée d'un côté, près de l'œil. ~ Pédoncule : long, gros, généralement assez renflé à ses extrémités, arqué, obliquement implanté au milieu d'une faible dépression. — OEil : grand, régulier, ouvert, peu enfoncé. — Peau : onctueuse, jaune

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d'or, entièrement ponctuée de gris-brun, portant de nombreuses petites taches verdâtres, et lavée de rouge pâle sur la face exposée au soleil. — Chair : jaunâtre, fine, mi-fondante, pierreuse autour des pépins. — Eau : rarement très-abondante, mais sucrée, acidulé et parfumant délicieusement la bouche.

Maturité. — D'octobre en novembre.

Qualité. — Première.

Historique. — Le département des Vosges peut, à bon droit, classer ce nouveau poirier dans sa pomone. M. de Liron d'Airoles, prié de le faire connaître, lui consacra divers articles il y a quelques années. Voici les principaux passages de celui qu'il insérait en 1862 dans la Revue horticole , de Paris :

« L'arbre-mère existe dans le jardin de M"*^ Gabon, à Épinal ; il provient d'un semis fait

en 1840 ou 1841 par feu M. Leclerc, propriétaire Il a 7 mètres d'élévation et 0™ 62 de

tour à 0™ 50 de terre. Le premier rapport remonte à 1851 ou 1852. C'est à M. Braconot aîné, jardinier-pépiniériste à Épinal, que cet arbre précieux doit sa conservation, et il parait trèsjuste qu'il prenne le nom de son protecteur L'identité de ce gain a été constatée par un

procès-verbal d'une Commission de la Société d'Arboriculture d'Épinal , qu'a bien voulu nous adresser M. de Franoux, son honorable président. » (Année 1862, Juillet, pp. 271-272.)

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