Poire CADET DE VAUX
Descriiition de l'arbre.
— Bois : de force moyenne. — Rameaux : nombreux, érigés près du sommet de la tige, étalés à la base, longs, très-gros, très-géniculés, duveteux, brun olivâtre légèrement nuancé de rouge clair dans le voisinage des yeux , ayant les lenticelles apparentes, nombreuses,, les mérithalles courts et les coussinets excessivement saillants.
— Yeux : assez volumineux, coniques, à écailles entr'ouvertes, non appliqués contre l'écorce et souvent même sortis en éperon. — Feuilles : abondantes, vert clair, habituellement ovales-allongées , faiblement dentées ou crénelées, portées sur un pétiole épais, un peu courte flasque et accompagné de longues stipules.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Vigoureux, cet arbre se greffe sur franc ou sur cognassier; son développement est assez vif et dès sa deuxième année il fait de magnifiques pyramides, bien feuillues, bien ramifiées.
Deseription du fruit. — Grosseur : volumineuse. — Forme : turbinée, obtuse, fortement bosselée, ayant un côté plus renflé que l'autre. — Pédoncule : court, gros et arqué à son point d'attache, énorme et charnu à la base, obliquement inséré au milieu d'une cavité mamelonnée, et placé souvent en dehors de l'axe du fruit. — Œil : grand, fermé ou mi-clos, rarement enfoncé, uni sur ses bords. — Peau : jaune d'ocre, parsemée de points brunâtres, tachetée de fauve et légèrement colorée de rouge pâle sur la face exposée au soleil. — Chair : blanc jaunâtre, fine, fondante, aqueuse, quelque peu pierreuse autour des pépins. — Eau : des plus abondantes, acidulé, sucrée, délicatement parfumée.
Maturité. — Fin décembre, mais se prolongeant jusqu'en mars, et très-exceptionnellement jusqu'en avril.
Qualité. — Première.
Historique. — Cadet de Vaux, fondateur des Comices agricoles, naquit à Paris en 1743 et mourut en 1828. Savant distingué, il a laissé de nombreux ouvrages, dont plusieurs concernent l'arboriculture fruitière. En lui dédiant une nouvelle poire, on se montra reconnaissant des services qu'il avait rendus à l'horticulture. Toutefois, l'âge et le lieu d'obtention de ce fruit, ainsi que le nom de son promoteur, nous sont à peu près inconnus. Diel, de Stuttgardt, est le premier pomologue qui nous l'ait montré. Il le cite en 1816, dans son Kernobstsorten (page xlii) et l'y réunit à d'assez nombreuses poires « nouvellement gagnées , dit-il , tant à Paris