‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 416 sur 486 · Poire CHAPLOUX · texte numérisé non relu

Poire CHAPLOUX

Ilescriptioii de l'arbre. — Bois : fort et d'un beau gris rosé. — Rameaux : nombreux, érigés à la partie supérieure de la tige, étalés à sa base, gros, très -longs, flexueux, rouge ardoisé, à lenticelles petites et des plus rapprochées, à coussinets faiblement accusés. — Yeux : assez volumineux, ovoïdes, écartés du bois, ayant les écailles bombées et disjointes. — Feuilles : grandes , habituellement ovales, dentées ou crénelées, contournées, souvent relevées en gouttière et portées sur un pétiole excessivement long, fort et accompagnés de stipules bien développées.

Culture. — La vigueur de ce poirier est remarquable ; on le greffe sur cognassier ou sur franc ; sa croissance étant très-rapide , il fait dès sa deuxième année de magnifiques pyramides.

Description du fruit. — Grosseur :

petite. — Forme : turbinée-arrondie, régulière, entièrement plate à sa base. — Pédoncule : très-long , grêle , flasque , renflé à l'attache, perpendiculairement implanté et souvent continu avec le fruit. — Œil : excessivement grand, mi-clos, saillant, à bords non accidentés. — Peau: rugueuse, vert-pré, ponctuée de fauve , parsemée de taches brunâtres et largement marbrée et réticulée, du côté du soleil, de gris -roux des plus squammeux. — Chair : verdâtre, grossière, cassante, sèche, fortement pierreuse autour des loges. — Eau : peu abondante , assez sucrée , manquant de saveur et de délicatesse.

Maturité. — Courant de décembre.

Qualité. — Troisième.

Historique. — En 1859 elle nous était envoyée des pépinières de Yilvordelez-Bruxelles , sans indication d'origine. Peu après , et notamment en 1863 , elle figurait dans le Catalogue de cet établissement, avec la note : « Première « qualité. » Il faut alors, s'il n'existe là aucune erreur, que ce fruit ait perdu dans notre école, tout son mérite, car on n'a même pu l'y laisser parmi les poires à couteau de deuxième ordre; il y a été mis en 1866 au rang des variétés servant uniquement à l'approvisionnement des halles. — Serait-il meilleur cuit?... Nous l'ignorons. Du reste, ce poirier est à peu près inconnu en France.

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