Poire CHARLES FREDERICKX
Premier Type.
Description de l'arbi*e. — Bois :
de moyenne force. — Rameaux : nombreux, généralement étalés, gros, longs, peu coudés, marron verdâtre, finement et abondamment ponctués , à coussinets bien accusés. — Yeux : des plus volumineux, coniques ou ovoïdes-allongés, écartés du bois, souvent formant éperon. — Feuilles : rarement nombreuses, ovales, acuminées , irrégulièrement dentées sur leurs bords, ayant le pétiole court, épais et roide.
Fertilité. — Convenable.
Culture. ~ Sur cognassier, il est d'une croissance tardive et ne prend un développement satisfaisant qu'à partir de sa troisième année; les pyramides qu'il y fait sont assez jolies.
Description du frwit. — Grosseur :
moyenne ou au-dessous de la moyenne.
— Forme : conique ou turbinée- ovoïde , légèrement obtuse et bosselée. — Pédoncule : court, mince ou un peu fort, arqué, obliquement inséré, et souvent en dehors de l'axe du fruit, dans une très-étroite cavité surmontée d'un mamelon parfois assez développé. — Œil : grand ou moyen, mal formé, mi-clos, à peine enfoncé. — Peau : épaisse, jaune d'or, ponctuée,' veinée, Cachée de fauve, largement
maculée de gris-brun autour de l'œil et faiblement colorée de rouge-brique, très-
clair, sur la face exposée au soleil.
Poire Charles Frederickx.
Deuxième Type.
Chair : blanche, fme, molle, fondante, non pierreuse. — Fait : suffisante, sucrée, rarement bien acidulé , excessivement savoureuse et douée d'un arrière-goùt musqué fort agréable.
Maturité. — Commencement et courant d'octobre.
Qualité. — Première.
Historique. — Comme la précédente, elle provient des semis faits à Louvain (Belgique) par Van Mons. Dans ses Annales de pomologie , M. Alexandre Bivort disait en 1854 (t. Il, p. 1 ) qu'elle avait mûri pour la première fois en 1840 ou 1841. Ce furent les fds de Van Mons qui lui donnèrent le nom sous lequel on la cultive, celui du colonel Frederickx , alors directeur de l'importante fonderie de canons établie à Liège.
Observations. — La poire Bonne d^Fzée, que nous avons décrite plus haut (voir pages 478-480), n'a pas le moindre rapport avec la Frederickx; ce sont deux variétés distinctes, comme on peut s'en convaincre en les comparant. Nous le répétons ici, afin d'être plus certain d'attirer l'attention, et d'empêcher qu'on ne confonde encore, ainsi qu'on l'a déjà fait, ces fruits, que leur grande bonté rend excessivement recommandables.