Poire CHARLES SMET
Synonyme. — Poire Charles Smith (Comice horticole d'Angers, Catalogue de son Jardin
fruitier, 1861 , p. 6, n» 287).
Description de l'arbre. — Bois : très-fort. — Rameaux : nombreux , ordinairement étalés ou réfléchis, des plus gros, longs, fortement géniculés, brun verdâtre ardoisé et cendré, à lenticelles apparentes et serrées, à coussinets ressortis. — Yeux : volumineux, ovoïdes, pointus, non appliqués contre l'écorce, ayant les écailles mal soudées. — Feuilles : ovales-allongées, entières ou finement et faiblement crénelées sur leurs bords, munies d'un pétiole court et bien nourri.
Fertilité. — Ordinaire.
Culture. — Sa vigueur et sa croissance n'ont rien d'exceptionnel ; on lui donne indistinctement, comme sujet, le franc ou le cognassier; ses pyramides manquent un peu de régularité, mais sont toujours très-fortes.
Description du fruit» — Grosseur : considérable. — Forme : arrondie, bosselée, s'amincissant assez sensiblement près du sommet. — Pédoncule: très-long, de moyenne force, renflé aux extrémités, recourbé, obliquement inséré dans un évasement bien prononcé — OFil : grand, mi-clos ou fermé, placé dans un large bassin de profondeur variable. — Peau : jaune verdâtre, finement ponctuée de vert
obscur, maculée de brun noirâtre dans le voisinage du pédoncule. — Chair ■ blanche, grosse, cassante, granuleuse autour des loges. — Eau : peu abondante peu sucrée, peu savoureuse. '
Poire Charles Smet.
Maturité. — Fin janvier, mais atteignant aisément les derniers jours de mars.
Qualité. — Deuxième et souvent troisième , comme fruit à couteau ; première , pour la cuisson.
Historique. —
Le Catalogue des pépinières de la Société Van Mons attribuait en 1857, à ce dernier personnage , le gain de cette poire, mais sans fournir d'indication ni sur son âge ni sur le nom qu'elle a reçu (t. I", p. 159). Van Mons mourut en 1842 ; le poirier Charles Smet doit donc remonter plus haut que cette date.
En 1849, le Comice horticole d'Angers le possédait déjà ; seulement on ignore à quelle époque il fut introduit dans son école fruitière,
d'où son volume et sa longue garde nous engagèrent à le tirer pour le propager. ObsePTations. — En 1858, on a cru pouvoir réunir à l'Angélique de Bordeaux, la poire Charles Smet. Si l'on veut bien lire, page 135 , ce que nous avons dit à cet égard, puis rapprocher nos deux descriptions, on verra s'il est possible ou non de déclarer identiques ces variétés. — Les pomologues américains, Downing entre autres, qualifient la chair de la poire Charles Smet, « de juteuse et de très- « parfumée. » Depuis quinze ans que nous cultivons ce poirier, jamais il ne nous est arrivé d'en trouver les produits aussi parfaits. — Il existe une poire Colmar Josse Smet, également attribuée aux semis de Van Mons, et qu'en 1859 M. de Liron d'Airoles signalait dans ses Notices pomologiques comme « un fruit à couteau, gros, «fondant, de V' ordre, mûrissant en décembre-janvier, » et qu'il disait, classé
parmi ses variétés à l'étude. Évidemment ce ne peut être là notre Charles Smet?... Toutefois, nous ne savons rien, absolument rien de ce Colmar, dont la description n'a passé sous nos yeux qu'à celte seule époque.
Poire CHARLES SMITH. — Synonyme de poire Charks Smet. Voir ce nom.