Poire ALEXANDRE LAMBRE
Deseription de Tarbre. —
Bois : de moyenne force. — Rameaux : peu nombreux , régulièrement étalés, faibles, longs, légèrement flexueux, brun clair, rarement très - ponctués ; leurs coussinets sont peu saillants, — Yeux : assez gros , ovoïdes , obtus , ordinairement appliqués contre le bois. — Feuilles : petites ou moyennes, ovales-allongées ou arrondies, vert clair , et entièrement dentées ; elles ont le pétiole court, fort, et ne sont jamais abondantes.
Fertilité. — Extrême.
Culture, — Il veut le cognassier, pousse convenablement en pyramide, et, par sa vigueur, réclame une place dans les vergers.
Hescriptiou du fruit. —
Grosseur : moyenne. — Forme : turbinée, obtuse et ventrue. — Pédoncule : long, mince, arqué, renflé à la base, obliquement inséré dans un assez large évasement, et parfois continu avec le fruit. — Œil : grand, mi-clos, contourné, mal développé, légèrement enfoncé, — Peau : jaune verdâtre clair, finement ponctuée de roux, marbrée de même autour de l'œil et du pédoncule. — Chair : blanche, un peu molle, fondante, juteuse, non pierreuse, — Eau : fort abondante, fraîche, sucrée, acidulé, possédant une saveur musquée des plus déUcates. Maturité. — Fin octobre et commencement de novembre. Qualité, — Première,
Historique. — Van Mons, le célèbre semeur belge, en fut l'obtenteui^ et M. A. Bivort, le parrain.
« J'ai dégusté ce fruit pour la première fois en 1844 — écrivait en 1847 ce dernier pomologue — cependant il est possible qu'il soit de quelques années plus vieux, car l'arbre-mère
parait avoir une vingtaine d'années : il portait dans la pépinière Van Mons le n" 2194
J'ai dédié cette poire à feu Alexandre Lambré, mon aïeul, grand amateur d'arboriculture, et dont le vaste jardin, qui existe encore en partie, renfermait presque tous les bons fruits connus à cette époque. » [Album de pomologie, t. I, pp. 56-57.)
Obser^ratious. — La maturité de cette délicieuse poire s'est d'abord montrée variable : elle allait de décembre à mars ; mais dans notre contrée elle a fmi par devenir uniquement un fruit de fin d'automne. — On a cru, à Paris, que le poirier Alexandre Lambré n'était autre que l'ancienne variété nommée Muscat Lallemand. Une étude comparative, plusieurs fois renouvelée, n-ous a prouvé que nous avions bien là deux espèces dont les caractères n'ofïraient entre eux aucune confusion possible.