‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 481 sur 486 · CUL-CUM · texte numérisé non relu

CUL-CUM

évidemment, donné en raison de la forme assez allongée qu'on lui voit prendre souvent; mais on peut bien avouer, aujourd'hui, que cette dénomination n'eut rien de rationnel ni de très-convenable. Au xvii^ siècle , ce poirier dut être fort commun dans les environs de l'une des diverses localités françaises nommées Rives, car on appelait alors ses produits, ou poires de Rives ou poires Cuisse- Madame.

Observations. — Prévost, de Rouen, constatait en 1839, dans ses Cahiers pomologiques (p. 65), « que beaucoup de pépiniéristes qui ne connaissaient pas, « supposait-il, la Cuisse-Madame, livraient sous son nom, et pour elle^ la poire « d'Epargne. » Cette plainte fut fondée ; son auteur eût pu même ajouter, que les pépiniéristes angevins se trouvaient au nombre des propagateurs de la fausse Cuisse-Madame. Actuellement, l'erreur ainsi relevée n'existe plus chez nous, mais il est certain qu'elle y régna, bien involontairement, pendant plusieurs années. — En Angleterre, pareille confusion eut lieu vers 1780 : on y greffa (lisons-nous dans le Dictionnaire des jardiniers, de Philippe Miller) la Jargonelle pour la Cuisse- Madame, et cette dernière pour la Jargonelle; méprise dont les suites se firent sentir pendant un très-long temps, comme il arrive toujours en de semblables cas. — Enfin, souvent aussi on a réuni à la Cuisse-Madame, la Windsor, qui en diffère sensiblement et n'est autre que la poire de Madame, cultivée dès 1628 dans l'Orléanais et peu après dans l'Anjou.

Poire CULOTTE DE SUISSE. — Synonyme de poire Verte- Longue panachée. Voir ce nom.

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