Poire AMBRETTE D'ÉTÉ
S»:fnon7nics. — Pov'es : 1. Besi de Houillères (le Lectier, Catalogue des arbres cultivés dans son verger et plant, 1C28, pp. 7 et 8). — 2. Trompe-Friand {Id. ibid.). — 3. Crapaudine (Merlet, VAbrégé des bons fruits, édit. de 1675, p. 83). — 4. Rude-Epée [Id. ibid.).
Descriiition de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : nombreux, légèrement étalés, gros, longs, vert-brun ou vert jaunâtre, souvent lavés de rouge obscur, ponctués de gris, et montrant des coussinets bien développés. — Yeux: moyens, ovoïdes, pointus, renflés à la base, non appliqués. — /^eMï7/es.- ovales ou arrondies, acuminées, assez grandes, à bords unis ou très-fmement denticulés, à pétiole long et faible.
Fertilité. — Médiocre.
Culture. — Il lui faut le cognassier, sur lequel il est de moyenne vigueur et prend une forme pyramidale rarement défectueuse.
Description du fruit. — Grosseur : petite. — Forme : sphérique, se rétrécissant un peu vers le sommet du fruit. — Pédoncule : court, mince, droit, charnu à la base, obliquement inséré dans une étroite cavité que surmonte une gibbosité des plus prononcées. — OEil : petit, ouvert, régulier, saillant ou faiblement enfoncé. — Peau : jaunâtre, souvent rude au toucher, parsemée de points gris , et habituellement lavée de rouge-brun clair du côté du soleil. — Chair: blanc mat, cassante, contenant quelques pierres autour des loges. — Eau : suffisante, sucrée, acidulé, assez délicatement musquée.
Maturité. — Fin août et cours de septembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Nous la croyons , comme le Besi d'Héric , originaire de la Bretagne. Le Lectier, qui le premier l'a mentionnée, l'appelait en 1628, on l'a vu plus haut, Besi de MouiUères. Or, il existe une localité de ce nom commune des Crouais (lUe-et- Vilaine) ; puis, outre que cette espèce est cultivée de temps immémorial dans tout l'ouest de la France, le mot besi, qu'on lui appliquait à sa naissance, et qui signifie poire sauvage, est de plus un terme appartenant essentiellement à la langue bretonne. Quant au synonyme Trompe- Friand , que le Lectieidonnait également à ce poirier en 1628, il a cela de particulier qu'il forme le pendant de ceux-ci : Trompe-Coquin, Trompe-Valet, s'appliquant à la seconde variété d'Ambrette, dite Ambrette d'Hiver, ou Ambrette épineuse. Et ce sont probablement les épines dont les arbres de ces deux espèces furent longtemps couverts, qui leur auront valu de tels surnoms ; car le gourmand ou le fripon, en se hâtant d'en fouiller les branches, devaient naturellement se piquer aux dards dont elles étaient garnies. — Les Allemands aiment beaucoup l' Ambrette d'Été. Le docteur Diel, de Stuttgardt, la reçut d'un horticulteur de Nancy, en 1790, et ce fut par lui qu'elle se propagea dans les divers États de la Confédération germanique. C'est là du moins le dire de M. F. Jahn dans Y lllustrirtes Handbuch der Obstkunde (t. II, 1860, pp. 235-256). Mais on concevrait difficilement l'estime des Allemands pour cette