‹ Dictionnaire de pomologie (volume 2)Chapitre 83 sur 486 · ANE · texte numérisé non relu

ANE

lIistoi'iq[ue. — Les Américains la regardent comme née sur leur sol, mais ne peuvent encore indiquer exactement sa provenance ; témoin les deux passages que nous allons traduire dans Downing et Hovey, leurs plus compétents pomologues :

« La poire Andrews est le meilleur gain d'un semis qui avait été fait dans le voisinage de Dorchester; ce fut un gentilhomme de Boston qui le premier appela l'attention sur elle, après lui avoir donné son propre nom. Ce fruit, depuis quinze ans surtout, est devenu chez nous l'un des plus estimés, des plus cultivés. » (Downing, the Fruits and fruit trees of America, 9e édit., 1849, p. 349;)

« L'historique de la poire Andrews, quoique fort acceptable, n'est pas exempt, néanmoins, de quelque obscurité. M. Samuel Downer la décrivit pour la première fois en 1829, dans le New England farmer (t. VII, p. 266), et la fit connaître aux jardiniers après l'organisation de la Société horticole du Massachusetts, qui eut lieu à cette même époque. Dans son article, M. Downer dit que le pied-type prit naissance à Dorcliester, où l'acheta vers 1790 un M. John Andrews, de Boston, pour le transplanter en son jardin de Court Street. Là, il fructifia de nouveau pendant plusieurs années ; mais ensuite, soit par manque de soins, soit par mauvaise qualité du terrain, il mourut. Ce qui eut lieu il y a environ trente ans [de 1818 à 1820]. » (Hovey, the Fruits of America, t. I, 1847-1850, p. 97.)

Obsei'vatioos. — Les fruits de cette variété se gardent difficilement plus de huit jours, sans blettir ; défaut que l'on amoindrit beaucoup en les cueillant avant leur entière maturité, dès que la partie verdâtre de leur peau commence à jaunir. Mais on peut, malgré ce défaut, recommander la culture du poirier Andrews, car ses produits sont savoureux, d'une jolie forme et d'un ravissant coloris.

Page 1