Poire ANGÉLIQUE DE ROME
Descrifitioii de l'ai*bi*e.
— Bois: fort. — Rameaux : rarement très-nombreux^ régulièrement érigés , gros , flexueux , longs, gris brunâtre , semés de larges points fauves, et ayant les coussinets faiblement ressortis.
— Yeux : fortement développés, ovoïdes , un peu aigus , assez écartés du bois. — Feuilles : petites ou moyennes, ovales-arrondies, à peine dentelées, portées sur un pétiole épais et court.
Fertilité. — Médiocre.
Culture. — Cet arbre se montre plus vigoureux sur franc que sur cognassier; il donne de fortes pyramides , seulement elles sont peu ramifiées. On doit, de préférence, le placer en espalier, au midi ou au levant.
Ilescriptiou du fruit. —
Grosseur : moyenne. — Forme :
régulière, spliérique, se rétrécissant beaucoup vers le sommet. — Pédoncule : assez court, assez mince, droit, obliquement inséré au milieu d'une très -étroite cavité en entonnoir. — Œil: petit, bien formé, ouvert, presque saillant. — Peau : rarement très-lisse, jaune obscur, finement ponctuée de gris, habituellement lavée de rose pâle du côté du soleil, et striée de fauve dans la cavité ombilicale. — Chair : blanchâtre, un peu grossière, mal fondante, juteuse, pierreuse au centre. — Eau : excessivement abondante, fraîche, sucrée, douée d'un parfum particulier et d'une saveur aigrelette plus ou moins prononcée.
Maturité. — Dans nos contrées, elle commence généralement vers le début d'octobre, et dépasse avec peine la moitié de décembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Duhamel du Monceau, dans son T7^aité des arbres fruitiers, (t. II, p. 239), décrit longuement en 1768 la présente variété, arbre et fruit, mais
il ne donne aucun renseignement sur sa provenance Est-elle née en France, ou
nous vient-elle de l'étranger; et, alors, de quel pays?.... A ces questions, voilà ce que nous pouvons répondre : — Avant Duhamel, nul pomologue n'a parlé chez nous de l'Angélique de Rome ; et nous interrogeons en vain, à son sujet, les Allemands, les Anglais, les Italiens, les Hollandais, du xvi' siècle au xvii" ; pas un de leurs auteurs spéciaux ne cite cette poire. Pour que Duhamel l'ait insérée dans son précieux et volumineux recueil, il faut bien admettre, cependant, qu'elle était