‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 153 sur 387 · Pomme PRINCESSE AUGUSTE · texte numérisé non relu

Pomme PRINCESSE AUGUSTE

Synonyme. — Pomme Prinzessin Auguste (Diel, Kemobstsorten, 1828, t. V, p. 63).

Description de l'arbre. —

Bois : faible. — Rameaux : assez nombreux, légèrement étalés et arqués, courts, grêles, géniculés, d'un beau rouge ardoisé nuancé, du côté du soleil, de blanc grisâtre et très-transparent. — Lenticelles :

des plus petites, allongées, fort abondantes. — Coussinets : bien accusés. — Yeux : petits, ovoïdesaplatis, carminés à la base, un peu duveteux au sommet et complètement collés sur l'écorce. — Feuilles:

petites, ovales-allongées, vert jaunâtre en dessus, blanc jaunâtre en dessous, longuement acuminées, planes ou ondulées, à bords régulièrement dentés. — Pétiole : de longueur moyenne, grêle, rigide, carminé, à cannelure profonde. — Stipules : très-petites et souvent faisant défaut.

Fertilité. — Abondante.

Culture. — Sa végétation est trop lente pour que jamais il puisse faire, même greffé en tète, de convenables plein -vent; les formes naines, sur doucin, lui sont au contraire très -profitables.

Description ilu fruit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Forme : globuleuse, légèrement pentagone, aplatie aux pôles et plus volumineuse d'un côté que de l'autre. — Pédoncule : très -court, bien nourri, planté dans un bassin peu développé. — Œil : grand, mi-clos ou complètement ouvert, à cavité assez

unie, large et rarement profonde. — Peau : unicolore, jaune pâle, tachée de brun clair autour du pédoncule et abondamment ponctuée de blanc et de roux. — Chair : blanche, mi-fine, tendre. — Eau : suffisante, sucrée, agréablement acidulée, presque dépourvue de parfum.

Maturité. — Janvier- Mars.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Ce fruit faisait, en 1867, partie de la collection si remarquable de pommes allemandes pour lors exposées à Paris par le professeur Koch, de Berlin. M. Oberdieck, superintendant à Jeinsen (Hanovre), m'en ayant offert des greffes au mois de mars 1870, je l'ai multiplié dans mes pépinières. Diel l'a décrit eu son Kemobslsorten , et voici l'origine qu'il lui attribue :

« Cette variété — écrit-il — gagnée avant 1828 par M. Geiger, inspecteur du jardin de la cour, à Darmstadt, fut dédiée par son obtenteur à l'une des princesses de la maison grandducale. » (Tome V, p. 63.)

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