‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 210 sur 387 · Pomme REINETTE FOURNIÈRE · texte numérisé non relu

Pomme REINETTE FOURNIÈRE

Synonyme. — Pomme Petite-Beinette Fournièee (Mayer, Pomona franconica, 1776-1801, t. III, p. 146).

Bois : assez fort. — Rameaux : peu nombreux , presque érigés , gros , très -longs, légèrement coudés, bien cotonneux et brun verdâtre faiblement lavé de rouge terne. — Lenticelles : arrondies ou allongées , grandes ou moyennes, clair-semées.

— Coussinets : aplatis. — Yeux : volumineux, ovoïdes -arrondis, duveteux, adhérents. — Feuilles : assez petites, elliptiques ou ovales-allongées , planes , longuement acuminées , à bords uniformément dentés.

— Pétiole : bien nourri , des plus longs, tomenteux et sensiblement cannelé. — Stipules : grandes.

Fertilité. — Abondante.

Culture. — Il pousse convenablement sous toute forme et sur toute espèce de sujet.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne et souvent moins volumineuse. — Forme : globuleuse légèrement cylindrique, aplatie à la base, ayant généralement une face plus renflée que l'autre. — Pédoncule : de longueur et de force moyennes, arqué, obliquement inséré dans un assez vaste bassin. — Œil : grand, mi-clos ou fermé, à large et peu profonde cavité. — Peau : plus ou moins rugueuse, jaunâtre, presqu'entièrement marbrée et veinée de brun clair, puis ponctuée de gris. — Chair : assez blanche, fine et ferme — Eau : suffisante, bien sucrée, agréablement acidulée et parfumée.

Maturité. — Janvier-Avril.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — Cultivée depuis plus d'un siècle dans les localités avoisinant Paris, cette pomme passe pour y être née. La Bretonnerie fut en 1784 celui, croyons-nous, qui le premier la décrivit :

« La Reinette Fourniere — dit-il — est la plus petite de toutes les Reinettes, un peu longuette, jaune, tachetée de points gris fort drus. Quoiqu'elle ne soit pas belle et qu'elle soit plus dure que les autres, les marchands de fruit des environs de Moutmorenci, qui lui

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ont donné le nom de Fonrniere on ne sçait pourquoi, l'estiment parce qu'ils en font un grand débit pour le peuple de Paris, et qu'elle a le mérite de se garder long-temps. » {L'École du jardin fruitier, t. II, pp. 477-478. )

Cette origine du nom Fournière, que la Bretonnerie avoue ne pas connaître, Mayer, l'érudit pornologue allemand si souvent cité dans ce Dictionnaire, va nous la révéler :

« On appelle — écrivait-il en 1801 — cette pomme Fournière, parce que les paysans de la vallée de Montmorency en faisoient autrefois sécher des fournées entières; aujourd'hui ils préfèrent les porter à Paris, où ils les vendent bien. » [Pomona franconica, 1776-1801, t. III, p. 146.)

La Reinette Fournière n'est pas encore très-répandue en France; cependant elle convient essentiellement pour l'alimentation des marchés, tant par sa longue conservation que par la grande fertilité de son arbre.

Pomme REINETTE FRANÇAISE. — Voir Reinette franche, au paragraphe Observations.

Pomme REINETTE DE FRANCE. — Synonyme de Reinette blanche de Champagne. Voir ce nom.

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