‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 242 sur 387 · Pomme REINETTE D'OSNABRUCK · texte numérisé non relu

Pomme REINETTE D'OSNABRUCK

Synonymes. — Pommes : 1. Rothgraue Kelchreinette (Diel, Kernobstsorten , 1802, t. V, p. 141 ; — et Van Mons, Catalogue descriptif de partie des arbres fruitiers qui de 1798 à 1823 ont formé sa collection, p. 37, n° 574). — 2. Graawe Fos-Renet (Diel, ibid. ). — 3. Reinette grise d'Osnabruck [M. ibid., 1807, t. IX, p. 131). — 4. Osnabrucker Reinette (Edouard Lucas, lllustrirtes Handbuch der Obslkunde, 1859, 1. 1% p. 343, n° 136).

Uesea-iption de l'arbre.

— Bois : fort. — Rameaux :

assez nombreux, presque érigés , très-gros , longs , sensiblement géniculés, très-duveteux et d'un brun -rouge ardoisé. — Lenticelles : arrondies ou allongées , grandes et assez abondantes. — Coussinets :

larges et aplatis. — Yeux : des plus gros , ovoïdes-allongés , cotonneux, légèrement écartés du bois. — Feuilles : grandes, ovales, longuement acuminées et profondément dentées. — Pétiole : de longueur moyenne, bien nourri mais flasque, tomenteux, amplement carminé, à cannelure peu marquée. — Stipules : étroites et longues.

Fertilité. — Convenable.

Culture. — Il réussit parfaitement sous toutes les formes et sur n'importe quel sujet.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : conique légèrement

REI [reinette pan]

déprimée d'un côté. — Pédoncule : long, assez gros, surtout au point d'attache , profondément inséré dans un vaste bassin. — Œil : grand, mi-clos, entouré de faibles plis et placé presque à fleur de fruit. — Peau : à fond jaune brillant, fortement et abondamment ponctuée de brun grisâtre, quelque peu mouchetée ou jaspée de carmin sur la face exposée au soleil, marbrée puis tachée de roux squammeux dans le voisinage et autour du pédoncule. — Chair : blanc verdàtre, très-fine, ferme et croquante. — Eau : suffisante, sucrée, acidulée et sensiblement parfumée.

Maturité. — Janvier-Mars.

Qualité. — Première,

Historique. — Depuis quelques années cette pomme , qu'on croit originaire d'Osnabrùck (Hanovre), commence à pénétrer chez nos pépiniéristes et mérite bien leur attention. Les Belges, les Suédois et les Américains la possèdent également, mais c'est surtout dans l'Allemagne septentrionale que sa culture a pris une grande extension. Le pomologue Christ (1802), de Cronberg (duché de Nassau), en fut le premier descripteur (Beilrâge zum Handbuch, p. 84); elle doit donc, pour le moins, remonter à la fin du xvmc siècle.

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