‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 279 sur 387 · Pomme ROMARIN RLANC · texte numérisé non relu

Pomme ROMARIN RLANC

Synonymes. — Pommes : 1. Rosmarino (Diel, Kernobstsorten, 1807, t. IX, p. 41). — 2. Weisseu

1TALIENISCHER ROSMARIN (Id. tbid.).

Description de l'arbre. — Bois : fort. — Rameaux : peu nombreux et légèrement érigés, longs, gros, géniculés, duveteux et d'un brun olivâtre cendré. — Lenticelles : petites, arrondies ou allongées et assez abondantes. — Coussinets : presque nuls. — Yeux: gros, coniques-aplatis, entièrement collés sur l'écorce , aux écailles cotonneuses , brunes et mal soudées. — Feuilles : moyennes, vert pâle, très-lisses et ovales ou ovales-arrondies, courtement acuminées, planes pour la plupart, généralement terminées en vrille , à bords régulièrement dentés et souvent surdentés. — Pétiole : long, grêle, rigide, bien cannelé , nuancé de

rouge violâtre à la base. — Stipules : très - développées. Fertilité. — Abondante.

Culture. — Il fait, quand on le greffe ras terre, de beaux plein -vent à tige

droite et grosse. Sur paradis toutes les formes naines lui sont profitables.

Description du fruit. — Grosseur ; volumineuse. — Forme : ovoïde-allongée et côtelée , parfois bien ventrue à son milieu. — Pédoncule : court ou de longueur moyenne, assez fort, arqué, obliquement planté dans un bassin étroit et plus ou moins profond. — Œil : grand ou moyen, mi-clos ou fermé, à cavité irrégulière, très-bossuée, peu large et peu profonde. — Peau : mince, lisse, unicolore, jaune pâle, légèrement maculée de brun clair autour du pédoncule, puis abondamment et fortement ponctuée de blanc et de marron. — Chair : blanche, mi -fine, tendre et fondante. — Eau : abondante, bien sucrée, savoureusement acidulée et douée d'un arôme particulier des plus délicats.

Maturité. — Décembre-Février.

Qualité. — Première.

Historique. — Originaire du Tyrol italien, ainsi que tout le groupe des pommiers Romarin, le Romarin blanc fut importé chez les Allemands au commencement de notre siècle, selon que Diel l'affirmait en 1807 [Kernobstsorten, t. IX, p. il). Récemment (1865) M. Oberdieck, de Jeinsen (Hanovre), le décrivait dans

ROM

sa volumineuse Poinologie, et donnait sur lui de curieux renseignements. Voici la traduction des plus intéressants :

« D'après M. Zallinger, pharmacien à Botzen, la vraie pairie de cette pomme est le Tyrol, surtout les environs de Botzen et de Méran, où sa culture en grand occasionne une sérieuse exportation, car le cent de ces beaux fruits s'y vend de 6 à 12 florins (de 15 à 30 fr.). Trois variétés de cette espèce y sont connues : le Romarin rouge, le Blanc rosé, puis le Blanc, recherché tout particulièrement. M. Zallinger fait observer que dans les contrées plus méridionales, à Trieste, par exemple, le Romarin blanc est déjà moins bon qu'à Botzen, amoindrissement de qualité devenant encore plus sensible dans les pays septentrionaux, où ce pommier fructifie rarement et ne donne, quand il y parvient, que de fades et insipides produits. A Dresde, même, il lui faut une bonne exposition [et l'abri du mur. » (Illustrirtes Eandbuch der Obsthunde, t. IV, p. 65, n° 295.)

Dans mes pépinières depuis 1868, le Romarin blanc s'y montre parfait, tel, en un mot , que chez les Tyroliens ; et il en est ainsi de ses deux cadets , le Blanc rosé, puis le Rouge, dont les descriptions vont suivre. Ces trois variétés doivent leur nom spécifique à l'arôme particulier de leur chair.

Observations. — Il offre de grands rapports, arbre et fruit, avec le Pigeonnet blanc d'Hiver, mais il est meilleur, plus acidulé et différemment parfumé. N'eu serait-il point, vu son âge, une sous -variété?

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