‹ Dictionnaire de pomologie (volume 3)Chapitre 284 sur 387 · Pomjme ROSE DE FRANCE · texte numérisé non relu

Pomjme ROSE DE FRANCE

Synonymes. — Pommes: 1. A Flsur double (dom Claude Saint-Etienne, Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits, 1670 , pp. 211 et 217 ; — et Manger, Systematische Pomologie , 1780, p. 40, n° clxi). — 2. Roos (Hermaa Knoop, Pomologie, 1760, édit. allemande, pp. 3, 60; et 1771, édit. française, pp. 15, 132).

Description de l'ai* bre. — Bois: peu fort. — Hameaux : nombreux , étalés , assez gros , de longueur moyenne, à peine géniculés, très-duveteux et d'un rougebrun foncé lavé de gris. — Lenîicelles : arrondies ou allongées, petites, clair-semées.

— Coussinets : ressortis. — Yeux : gros , ovoïdes , collés sur le bois et couverts de duvet. — Feuilles : de grandeur moyenne, ovales-arrondies, vert terne en dessus et gris verdâtre en dessous , courtement acuminées et légèrement crénelées. — Pétiole: de longueur moyenne, gros et profondément cannelé. — Stipules : de dimensions très- variables. Fertilité. — Remarquable.

Culture. — La grande fertilité de ce pommier le recommande tout spécialement pour la forme plein- vent , mais en ayant soin de le greffer en tête , autrement sa : tige laisserait trop à désirer. Comme arbre nain il est de même très-productif, se | greffe sur doucin et fait de beaux sujets.

Description du iruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : globuleuse, sensiblement aplatie à ses extrémités. — Pédoncule : assez long, rarement bien nourri, arqué, planté dans un bassin peu large mais profond. — Œil : assez grand, mi-clos ou fermé, légèrement duveteux, à cavité peu prononcée, unie ou faiblement plissée. > — Peau : épaisse, très-lisse, forte, à fond jaune blafard, presque entièrement lavée de rose terne strié de rose vif foncé, puis ponctuée de carmin et de brun-roux, surtout vers l'œil et le pédoncule. — Chair : jaunâtre ou rosée finement veinée de ! vert, un peu grosse, mi-ferme, croquante et plus ou moins marcescente. — Eau : (abondante, assez sucrée et assez acidulée, ayant généralement un arrière-goût herbacé.

Maturité. — Novembre-Mars.

Qualité. — Deuxième pour le couteau, première pour la cuisson.

Historique. — Déclarée d'origine française par Herman Knoop en 1760, dans

i sa Pomologie hollandaise, où elle est décrite et figurée, cette pomme Rose a souvent

, été confondue, de nos jours, avec certaine variété bordelaise appelée Rose de

Benauge, mais en différant essentiellement, non par la qualité, mais pour sa peau,

! d'un jaune brillant panaché de vermillon, et pour sa chair, très-blanche et très-

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ROS [rose pan — sai]

fine. Mentionnée dès 1628 dans le Catalogue du verger de le Lectier, d'Orléans (p. 24), notre pomme Rose fut ensuite, en 1670, caractérisée brièvement parle moine Claude Saint-Etienne; il la disait : « bien ferme et lissée, bonne encore en « février, cuite et crue. » {Nouvelle instruction pour connaître les bons fruits, pp. 211 et 217.) Yoici maintenant la description complète qu'en donna Knoop, on verra combien elle s'accorde avec la mienne :

« Tomme Rose de France. — Elle est passablement grosse, ronde et aplatie. Étant mûre, sa couleur est, d'un côté, blanc jaunâtre, et souvent, presque tout à l'entour, d'un beau vermeil clair, au milieu duquel passent des rayes d'un beau rouge foncé, par conséquent trèsagréable à la vue. La cbair, quoique moelleuse, est d'un goût commun, passablement bon, mais pas fort relevé. C'est pourquoi elle n'a rang que dans la classe des moyennes sortes, et on ne l'employé ordinairement que pour la cuisine. L'arbre est très-fertile, devient grand et son bois est bon et fort. » (Pomologie, édition française, 1771, pp. 18 et 132.)

Pomme de ROSE PANACHÉE. — Synonyme de pomme Suisse panachée. Voir ce nom.

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