Pomme SURPASSE-ÏMPÉRIALE
Description de l'arbre.
— Bois : très-fort. — Rameaux :
peu nombreux , érigés au sommet, étalés à la base, très-gros et assez longs, bien géniculés, légèrement duveteux au sommet et d'un beau rouge ardoisé. — Lentkelles : arrondies, grandes et rapprochées. — Coussinets :
aplatis. — Yeux : assez gros, arrondis, très -duveteux, noyés dans l'écorce. — Feuilles : petites , ovales , vert terne en dessus, gris verdâtre en dessous, rarement acuminées, planes ou canaliculées, régulièrement et profondément
SUR
dentées. — Pétiole : long, gros, à peine cannelé. — Stipules : de largeur et longueur moyennes.
Fertilité. — Abondante.
Culture. — Le plein- vent lui convient beaucoup, il se montre, sous cette forme , aussi beau que productif, soit qu'on le greffe à hauteur de tige ou ras terre. Comme arbre nain, le sujet sur lequel il prospère le mieux, c'est le doucin.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : globuleuse trèsaplatie à ses extrémités et plus ou moins pentagone près du sommet. — Pédoncule : de force et longueur moyennes , arqué , profondément planté dans un assez large bassin. — Œil : grand, très-enfoncé, bien ouvert, à vaste cavité bordée de gibbosités prononcées. — Peau : jaune clair, amplement lavée et fouettée de rouge vif sur la partie frappée par le soleil, puis ponctuée de brun grisâtre. — Chair ; blanchâtre, fine et compacte, quoique très-tendre. — Eau : abondante, bien sucrée , faiblement acidulée , ayant une saveur légèrement amère et plus ou moins herbacée.
Maturité. — Janvier-Mars.
Qualité. — Deuxième pour le couteau , première pour la cuisson .
Historique. — En 1856 l'édition anglaise de mon Catalogue signalait cette variété (p. 17, n° 276) comme nouvellement introduite dans mes pépinières; ce qui était exact, puisqu'on l'y cultivait seulement depuis 1854. Je n'en connais aucune description et ne saurais dire, aujourd'hui, de quel endroit on me l'avait adressée. La seule chose que je sache, sur ce fruit, c'est qu'il porte un nom des plus trompeurs, car loin de surpasser en qualité l'Impériale ancienne ou la nouvelle, il leur est inférieur, au contraire, et de beaucoup.