Pomme BETSEY
Synonymes. — Pommes : 1. A Longue-Qdeue (Jean Bauhin , Historia fontis et balnei Bollensis, 1598, livre IV, p. 98; — et Historia plantarum universalis, du même, 1651, t. I, p. 18). — 2. Betty (Oberdieck, Iliusiriries HandLuch der Ofjfskunde, 1865, t. IV, p. 503, no 512).
Besffi'Bptioia «Se S'ai*l»B»e. — Bois :
fort. — Rameaux : nombreux, très-étalés, gros et longs, sensiblement coudés, bien duveteux, vert brunâtre lavé de gris et de rouge. — Lenticelles : grandes , plus ou moins allongées , assez abondantes.
— Coussinets : saillants. — Yeux : volumineux , coniques-arrondis , très-cotonneux , noyés dans l'écorce. — Feuilles : moyennes, ovales, vert clair et tomenteuses , même en dessus , longuement acuminées, ayant les bords des plus profondément dentés. — Pétiole : à peine cannelé, assez court, gros, mais sans nulle rigidité. — Stipules : moyennes.
Fertilité. — Satisfaisante.
Culture. — La haute-tige lui convient beaucoup ; quant aux formes buisson et cordon, il s'y prête aussi parfaitement, greffé soit sur doucin, soit sur paradis.
Description tUi §i>3iit. — Grosseur : au-dessous de la moyenne. — Forme : irrégulièrement globuleuse et quelque peu pentagone, bosselée au sommet et presque toujours moins volumineuse d'un côté que de l'autre. — Pédoncule : long, grêle, renflé à la base, inséré dans une assez petite cavité. — Œil : grand ou moyen, ouvert ou mi-clos, faiblement enfoncé, à bords inégaux. — Peau : mince, lisse, jaune clair verdâtre, généralement striée de carmin et de jaune grisâtre, puis amplement ponctuée de fauve rougeâtre, surtout près de l'œil et du pédoncule. — Chair : jaunâtre, quelque peu verte auprès des loges, fine, tendre, légèrement croquanle. — Eau : abondante, sucrée, acidulé, savoureusement imprégnée d'un arrière-goût d'anis.
Maturité. — Décembre-Février.
Qualité. — Première.
Historique. — Thompson, ancien directeur du Jardin fruitier de la Société d'Horticulture de Londres, est le premier auteur qui m'ait montré la pomme Betsey; il l'a citée, notamment, en 1842 dans le Catalogue de ce Jardin (p. 6, n°57). Plus tard (1859) M. Robert Hogg, autre pomologue anglais, la caractérisa fort exactement, mais sans parler en rien de son origine ( the Apple and ils varieties, p. 37, n° 31). M. Oberdieck, au quatrième volume de V J llustrirtes Handbuch der Obstkunde, lui consacrait en 1865 un long arlicle (p. 303, n° 512), et se bornait à dii'e, quant à la provenance : « Le pommier Betsey m'est venu d'Angleterre. » Enfin en Amérique, l'an dernier (1869), M. Charles Uowning, la décrivant d'après Robert Hogg, s'est contenté de la qualifier : « Variété anglaise. » H reste donc établi qu'on ignore encore où poussa la Betsey, et qui la gratifia de ce surnom. Je