Pomme de FER
Synonymes. — Pommes : 1. DE Deux Ans (Jean Bauhitij Historia fontis et balnei Bollensis, 1598, p. 100). — 2. Dure (/(/. ibid., p. 89). — 3. Matthias (Id. ibid.). — 4. A Peau dure [Id. ibid., p. 100). — 5. Testacée (Id. ibid.). — 6. Perrault (dom Claude Saiat-Étienne , Nouvelle
; instruction pour connaître les bons fruits, 1670, p. 211).
Description de l'arbre. — Bois :
de moyenne force. — Rameaux : assez nombreux, étalés à la base, érigés au sommet, grêles et peu longs, géniculés, légèrement duveteux, marron clair du côté du soleil, olivâtres du côté de l'ombre. — Lenticelles : petites, allongées ou arrondies, clair -semées, peu apparentes. — Coussinets : saillants. — Yeux : moyens, ovoïdes-obtus, faiblement cotonneux, presque entièrement collés sur l'écorce, ayant les écailles noirâtres et mal soudées. — Feuilles :
petites, minces, ovales-allongées, vert blanchâtre en dessus, blanc verdàtre en dessous, longuement acuminées, à bords linement dentés. — Pétiole : long, menu, roide, carminé en dessous, à peine cannelé, tenant la feuille bien érigée. — Stipules : moyennes.
Fertilité. — Abondante.
Culture. — Sur doucin ou paradis il fait de beaux buissons, cordons ou espaliers. Pour plein-vent il doit être grelTé en tête, et non ras terre, car sa végétation serait alors trop faible pour l'élever à tige.
Description dn iruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : conique - ventrue ayant généralement un côté moins volumineux que l'autre. — Pédoncule : court, assez fort, implanté dans un bassin de faible dimension. — Œil : mi-clos, moyen ou petit, uni sur ses bords et presque à fleur de fruit. — Peau : épaisse, lisse, trèsdure, jaune verdàtre, panachée de brun-rouge sur la face exposée au soleil, plus ou moins striée et fortement ponctuée de marron clair. — Chair : verdàtre, ferme, serrée. — Eau : sufflsante , sucrée , acidulée , légèrement parfumée.
JLaturité. — Février-Mai.
Qualité. — Deuxième.
BUstorique. — Jean Bauhin , le médecin-naturaliste dont nous avons maintes fois déjà cité les deux principaux ouvrages, décrivit et figura dès 1398 la pomme de Fer. Elle était alors, nous dit-il, cultivée sous différents noms, tant à Bliensbach, Zell et Wall, localités suisses, qu'à MontbéUard, en Franche-Comté [Histor. fontis et balnei Bollensis, pp. 89 , 100; et Histor. plantarum, pp. 13-17). Tout porte donc à croire qu'elle provient de ITIelvétie. De Montbéliard elle passa assez rapidement