‹ Dictionnaire de pomologie (volume 4)Chapitre 302 sur 439 · Pomme FRANC-ROSEAU · texte numérisé non relu

Pomme FRANC-ROSEAU

Descriiition de l'ar bre. — Bois : fort. — Rameaux : assez nombreux , érigés, gros et des plus longs, excessivement coudés, bien cotonneux, rouge-brun amplement lavé de gris, — Lenticelles : très - abondantes , grandes et allongées. — Coussinets : saillants. — Yeux :

volumineux, ovoïdes, couverts de duvet, presque entièrement collés sur le bois. — Feuilles : grandes, ovales allongées , courtement acuminées pour la plupart, légèrement cotonneuses eu dessus et sensiblement en dessous, ayant les bords très-profondément dentés. — Pétiole : peu long, très-gros, tomenteux, habituellement dépourvu de cannelure. — Stipules ; étroites et longues.

Fertilité. — Convenable.

Culture. — Il est des plus vigoureux et fait, écussonné ras terre, des plein-vent

de toute beauté, poussant très-droit et devenant très-gros. Pour les formes espalier, cordon', buisson, le greffer sur paradis, afin de le soumettre plus aisément à la taille et d'augmenter sa fertilité.

Description «lu fruit. — Grosseur : moyenne et parfois plus volumineuse.

— Forme : globuleuse, généralement comprimée aux extrémités, mais quelquefois^ aussi, conique-arrondie. — Pédoncule : court, assez mince, bien renflé à son point d'attache, planté dans un bassin assez considérable. — Œil : grand, mi-clos ou fermé, à courtes sépales, à cavité régulière, unie, large et profonde. — Peau : jaune clair verdâtre, unie, très-amplement lavée et souvent striée d'un rouge plus ou moins foncé, maculée de brun grisâtre et squammeux autour du pédoncule, puis fortement ponctuée de roux. — Chair : blanchâtre, fine, ferme et croquante.

— Eau : suffisante, sucrée, agréablement acidulée, ayant un goût particuher qui rappelle la saveur de la pomme Impériale ou Frangée.

Maturité. — Novembre-Février.

Qualité. — Première.

Mistorique. — La pomme Franc-Roseau, dont je ne puis m'expliquer le nom, faisait partie, depuis longtemps déjà, de l'école du Jardin fruitier d'Angers, quand la beauté de son arbre m'en fit prendre des greffes pour le propager. C'était au mois de mars 1830; il y portait le n* 74, mais aucun renseignement de provenance n'existait en regard de son nom, sur le Catalogue dressé par le Comice horticole. Je n'ai vu cette variété décrite dans aucune pomologie ; les nombreuses questions que j'ai posées pour essayer d'en connaître l'origine, sont demeurées sans résultat. Quoi qu'il en soit, c'est un pommier qui mérite à tous égards place au jardin et au verger.

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