‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 116 sur 742 · Poire ÉLÉONIE BOUVIER · texte numérisé non relu

Poire ÉLÉONIE BOUVIER

Description de l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : nombreux, érigés au sommet de la tige, étalés à sa base, gros, très-longs, flexueux, jaune clair nuancé de brun, finement et abondamment ponctués, ayant les coussinets bien accusés et les méri thalles généralement longs. — Yeux : moyens ou volumineux, ovoïdes, aux écailles mal soudées, non appliqués contre l'écorce et quelquefois sortis en

ÉLÉ — ÉLI

courts éperons. — Feuilles : grandes , peu nombreuses , ovales ou elliptiquesallongées, dentées profondément, portées sur un pétiole un peu court et des plus nourris.

Fertilité. — Ordinaire, mais soutenue.

Poire Éléonie Bouvier.

Culture. — Il n'a rien d'exceptionnel dans sa vigueur et dans son développement; il pousse bien sur toute espèce de sujet et prend une forme pyramidale très-remarquable.

Description du fruit. — Grosseur : au-dessus de la moyenne. — Forme : turbinée , ventrue, obtuse, mamelonnée au sommet. — Pédoncule : assez long, mince, charnu à la base, arqué, obliquement inséré à fleur de chair. — Œil : grand , bien fait, très-ouvert, à peine enfoncé. — Peau : jaune verdâtre, entièrement ponctuée et marbrée de roux, tachetée de même autour du pédoncule.

— Chair : blanche , fine , fondante , juteuse, pierreuse au cœur. — Eau:

des plus abondantes, sucrée, acidulé, délicatement parfumée.

Maturité. — Fin d'août et début de septembre.

Qualité. — Première.

Historique. — Elle provient des semis de Simon Bouvier, jadis membre correspondant du Comice horticole d'Angers et ancien notaire à Jodoigne (Belgique), où il mourut le 4 décembre 1846. Ce fruit fut, croyons-nous, le dernier gain de cet amateur, et il le dédia à l'un des membres de sa famille. Longtemps localisée dans le jardin de la Société Van Mons, où en 1854 elle figurait encore parmi les poiriers à l'étude (voir Catalogues, t. I, p. 89), la variété Éléonie Bouvier ne pénétra chez nous qu'en 1855, date à laquelle je la greffais et la signalais, comme poire nouvelle, sous le n° 551 de mon Catalogue; maïs depuis lors son mérite lui a fait ouvrir la porte d'un grand nombre de jardins et de pépinières.

480„ Poire ÉLISA D'HEYST.

Description «le l'arbre. — Bois: assez faible. — Rameaux: nombreux, bien étalés, de moyenne force, courts, très-géniculés, brun grisâtre, à lenticelles fines et clair-semées, à coussinets fortement accusés. — Yeux : moyens, ovoïdes, gris cendré, écartés du bois ou complètement sortis en éperon. — Feuilles : assez petites, ovales-lancéolées , planes ou quelque peu relevées en gouttière , régulièrement dentées sur leurs bords, ayant le pétiole de longueur et de grosseur moyennes et pourvu de stipules bien développées.

Fertilité. — Convenable.

ÉLI

Poire Élisa d'Heyst.

Culture. — Peu vigoureux, ce poirier prospère mieux sur le franc que sur le cognassier; sa croissance est tardive, ses pyramides, quoique peu hautes, sont néanmoins assez jolies.

Description an fruit. — Grosseur :

petite , mais quelquefois moyenne. — Forme : ovoïde, légèrement ventrue, à surface trèsinégale. — Pédoncule : assez long et assez gros, rarement courbé, des plus charnus à la base, souvent ondulé près du sommet, obliquement implanté et presque continu avec le fruit. — OEil : petit , mi-clos , contourné , saillant, entouré de gibbosités. — Peau : vert herbacé, ponctuée, marbrée et tachée de fauve clair, surtout auprès de l'œil et du pédoncule. — Chair : verdàtre, grosse, demi-fondante, aqueuse , très-pierreuse autour des loges. — Eau : abondante , douce , sucrée , peu parfumée, peu savoureuse.

Maturité. — Commencement de février et courant de mars.

Qualité. — Deuxième.

Historique. — La poire Élisa d'Heyst eut pour obtenteur le major Esperen , de Matines (Belgique). M. Bivort, qui la décrivit en 1847, nous apprend « qu'elle fut dégustée pour la première fois en avril 1844 « et dédiée par Esperen à l'épouse de l'un de ses amis, habitant Heyst-op-den- «Berg. » [Album de pomologie , t. I, n° 87.) Cette variété se répandit aussitôt chez les pépiniéristes de Paris, car M. L. Jamin, de Bourg-la-Reine , disait en 1852 que son introduction dans son établissement datait de 1844. (Voir Annales de la Société d'Horticulture de Paris, t. XL1II, pp. 309 et 312. ) Je la multiplie depuis 1848. Observations. — En Belgique, son pays natal, ce fruit atteint souvent, selon quelques pomologues, jusqu'à dix centimètres de hauteur sur huit de largeur, et sa qualité s'y montre parfaite. Il n'en est pas ainsi dans mon école, où son volume n'a jamais dépassé la moitié de ce développement, ni sa chair acquis la saveur, le parfum des poires de premier ordre.

Poire ÉLISA MÀTTHEWS. — Synonyme de poire Princesse-Royale. Voir ce nom.

Nota. — La Bergamote Éliza Matthews, décrite tome I,r, pp. 235-236, est également synonyme de la variété Princesse-Royale ; nous l'avons tout récemment reconnu.

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