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Poire ELISABETH

Synonymes. — Poires : 1. Éuzabeth de Van Mons (Hovey, Magazine of horticulture ,1842, t. VIII, p. 57). — 2. Mannino's Euzabeth (Id. ibid.).

Description «le l'arbre. — Bois : assez faible. — Rameaux : nombreux, étalés, peu forts, de longueur moyenne, légèrement coudés, duveteux, rouge fauve lavé de gris, ayant les lenticelles grosses et rapprochées, les coussinets presque

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nuls et de courts mérithalles. — Yeux : volumineux, ovoïdes, aigus, cotonneux non appliqués contre le bois. — Feuilles : ovales-allongées ou elliptiques, quelque peu duveteuses, acuminées, à bords finement dentés ou crénelés, au pétiole lonn- et grêle.

Poire Elisabeth. Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — Son développement et sa vigueur sont ordinaires sur le cognassier, seul sujet qu'on lui ait encore donné dans nos pépinières; quant à ses pyramides, elles restent d'une force médiocre, même dans leur troisième année.

Hescription «lu fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : ovoïde plus ou moins régulière, ventrue vers la base et parfois faiblement étranglée près du sommet. — Pédoncule : de longueur moyenne, rarement bien arqué, mince à la partie inférieure , renflé à l'autre extrémité, régulièrement inséré dans une large et peu profonde dépression à bords souvent inégaux. — OEil: petit, ouvert, arrondi, assez enfoncé. — Peau : jaune d'or, couverte de larges points fauves, fortement carminée sur le côté exposé au soleil. — Chair : blanche, grosse, légèrement pâteuse, contenant au centre de nombreuses granulations. — Eau : peu abondante, sucrée, acidulé, douée d'un parfum musqué des plus prononcés.

Maturité. — Vers la moitié d'août et se prolongeant une huitaine de jours. Qualité. — Deuxième pour ceux qui aiment les fruits à saveur musquée; autrement, elle ne saurait venir qu'au troisième rang.

Historique. — Van Mons vit fructifier pour la première fois ce poirier dans la pépinière qu'en 1819 il avait établie à Louvain. Ce fut avant 1830 que le piedmère se mit à fruit, car le célèbre arboriculteur belge en envoya des greffes en Amérique vers 1832, ainsi que l'atteste le passage suivant, traduit textuellement de l'un des ouvrages du pomologue Hovey :

« Il y a près de vingt-cinq ans — écrivait cet auteur en 1856 — que Van Mons offrit des rameaux du poirier Elisabeth, à la Société d'Horticulture du Massachusetts. Encore innommé à cette époque, il portait à Louvain, dans la pépinière de l'obtenteur, le n° d'ordre 158. M. Manning, horticulteur à Boston, l'ayant immédiatement multiplié, fut autorisé par Van Mons à lui donner un nom. Il le nomma vers 1840 Élizabeth de Van Mons. Mais plus tard, en 1842, décrivant cette variété dans mon Magazine of horticulture (t. VIII, p. 57), je crus devoir l'appeler Manning's Élizabeth, en raison du zèle avec lequel mon compatriote importait chez nous les nouveaux arbres fruitiers ; et depuis lors ce surnom lui est demeuré. » ( The Fruits of America, t. II, p. 41.)

L'introduction de ce poirier dans les jardins français date seulement de 1852, et nous croyons être le premier qui l'ayons signalé aux horticulteurs.

Observations. — Les Américains recherchent beaucoup la poire Elisabeth, ce

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qui témoigne qu'ils ont du goût pour les fruits à saveur très-musquée. En France, où ce goût n'est pas général, on la regarde plutôt comme une variété inférieure ; appréciation bien justifiée par la médiocre qualité de sa chair.

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