Poire EMERALD
Description de l'arbre. —
Bois : assez fort. — Rameaux : peu nombreux, arqués et étalés, gros, courts, légèrement flexueux, rouge cendré, à lenticelles fines et rapprochées, à coussinets aplatis. — Yeux :
moyens , ovoïdes , duveteux , non appliqués contre l'écorce. — Feuilles:
grandes , mais habituellement peu abondantes, ovales ou elliptiques, faiblement canaliculées et souvent contournées , ayant les bords crénelés, le pétiole court , épais et pourvu de longues stipules.
Fertilité. — Convenable.
Culture. — La vigueur de cet arbre laisse beaucoup à désirer ; greffé sur franc, sujet qu'il préfère , il ne se développe néanmoins que bien lentement , comme il ne fait aussi que de faibles pyramides.
Description tin frnit. — Grosseur : moyenne. — Forme: turbinée, ventrue, obtuse, moins volumineuse d'un côté que de l'autre. — Pédoncule : assez long , mince au milieu , fortement renflé aux extrémités , régulièrement inséré à fleurie peau. — OEil : contourné, large, mi-clos, peu enfoncé. — Peau : jaune verdâtre , ponctuée de roux et tachetée de brun-fauve. — Chair : blanche , fine, fondante, aqueuse, contenant quelques pierres auprès des pépins. — Eau : des plus abondantes, sucrée, vineuse, douée d'une délicieuse saveur et d'un arrièregoùt faiblement musqué.
Maturité. — Vers la mi-octobre et se prolongeant jusqu'à la fin de novembre.
Qualité. — Première.
Historique. — En 1848 nous faisions venir des États-Unis le poirier Émerald, que le pépiniériste Manning, de Salem, près Boston, cultivait alors depuis plusieurs années. Le pomologue américain Hovey, qui l'a décrit à la page 437 du tome XVIII ii. 9
ÉME
du Magazine of horticulture, le croit d'origine belge, et nous sommes de son avis. Vers 1831 — c'est le même auteur qui le constate dans un autre recueil [the Fruits of America, 1856, t. II, p. 41) — vers 1831 Yan Mons avait offert à la Société d'Horticulture du Massachusetts cent cinquante variétés nouvelles de poirier, provenant des nombreux semis de sa pépinière de Louvain, et tout donne à penser que celle-ci figura dans cet envoi, dont beaucoup de sujets étaient encore innommés. Quoi qu'il en soit, d'Amérique elle passa ensuite à Londres, où Robert Thompson la mentionnait en 1842, notamment, comme faisant partie •de la collection du Jardin fruitier que la Société d'Horticulture de cette capitale possède à Chiswich (voir son Catalogue, p. 136, n° 218). Quant au nom que porte ce poirier, nous n'avons rien trouvé qui pût en indiquer la source.