‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 193 sur 742 · Poire GENERAL DUTILLEUL · texte numérisé non relu

Poire GENERAL DUTILLEUL

Description die l'arbre. — Bois : assez fort. — Rameaux : nombreux, érigés au sommet, étalés à la base, gros, peu longs, légèrement coudés, brun olivâtre nuancé de rouge auprès des yeux, finement et abondamment ponctués, aux coussinets très-accusés. — Yeux : moyens, ovoïdes, collés contre l'écorce et ayant les écailles mal soudées. — Feuilles : ovales-arrondies ou ovales-allongées, acuminées,

GEN [général dut — duv]

Poire Général Dutilleul.

canaliculées, profondément dentées en scie, portées sur un pétiole long, épais et accompagné de stipules bien développées.

Fertilité. — Grande.

Culture. — Sa vigueur permet de le greffer sur toute espèce de sujet ; il n'a rien d'exceptionnel dans sa croissance et prend une jolie forme pyramidale.

Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : turbinée allongée, assez obtuse, à surface légèrement bosselée. — Pédoncule : court ou très-court, non arqué, peu fort, souvent charnu à la base , obliquement inséré à fleur de peau et quelquefois se continuant avec le fruit. — Œil : grand, presque saillant , ouvert , plissé sur ses bords. — Peau : jaune clair, ponctuée de roux et très-largement lavée de carmin foncé sur la partie exposée au soleil. — Chair : blanchâtre , fine et compacte, fondante, exempte de granulations. — Eau : suffisante , sucrée , acidulé, savoureusement parfumée.

Maturité. — Commencement de septembre.

Historique. — Le pomologue belge Alexandre Bivort, acquéreur de la majeure partie des semis de Van Mons, trouva le pied-mère de cette variété parmi lesdits égrasseaux et le vit se mettre à fruit en 1845, dans les pépinières de Geest- Saint-Remy-lez-Jodoigne (Belgique). Il décrivit cette poire en 1847, après l'avoir dédiée à l'un de ses parents et compatriotes, le général Dutilleul, qu'une mort prématurée venait de lui enlever. (Voir Album de pomologie, t. I, n° 24.)

Observations. — En Belgique, on classe ce fruit parmi ceux qui mûrissent à la fin de novembre et se conservent bien au fruitier. Pour moi, je n'ai jamais pu le garder plus de huit jours, ni le voir dépasser la mi-septembre.

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