Poire JOSEPH STAQUET
Description de l'arbre. —
Bois : peu fort. — Rameaux : assez nombreux, érigés ou quelque peu étalés, de grosseur et de longueur moyennes, géniculés , brun -roux nuancé de gris verdâtre, ayant les lenticelles fines , clair - semées , les coussinets ressortis et de courts mérithalles. — Yeux : moyens ou volumineux , coniques , aigus , noirâtres, faiblement écartés du bois.
— Feuilles : généralement petites mais très-abondantes, ovales, acuminées , planes ou canaliculées , à bords entiers en partie et pour le reste légèrement crénelés ou dentés ; leur pétiole est mince et de longueur variable.
Fertilité. — Grande.
Culture. — Ce poirier, dont l'écusson se développe tardivement , n'est pas doué d'une excellente vigueur ; le franc lui convient mieux que le cognassier ; quant à ses pyramides , elles sont régulières mais petites , même dans leur troisième année.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne et souvent moins volumineuse. — Forme : allongée, régulière, assez ventrue à la base et s'amincissant beaucoup près du sommet, qui habituellement est un peu obtus. — Pédoncule : de longueur et de force moyennes , recourbé , plus ou moins renflé à sa partie inférieure, inséré presque à fleur de peau et ordinairement appuyé contre un mamelon bien prononcé. — Œil : grand, très-ouvert, saillant ou faiblement enfoncé. — Peau : jaune blafard, nuancée de vert herbacé sur la face opposée au soleil, ponctuée, veinée et tachetée de fauve, largement maculée de même autour
du pédoncule. Chair : blanchâtre, fine, fondante, sujette à devenir pâteuse
et contenant au centre quelques granulations. — Eau ; suffisante , sucrée , douée d'un arôme assez délicat.
Maturité. — Fin d'août et commencement de septembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Très-peu répandu chez nous, le poirier Joseph Staquet appartient à la Belgique, où M. Alexandre Bivort, directeur des pépinières de la Société Van Mons, le gagnait de semis à Fleuras en 1844. Le pied-type donna ses premiers ruits en 1856 ; son obtenteur, en le décrivant dans les Annales de pomologie belge M étrangère ( t. VIII, p. 73), n'a rien dit du personnage auquel il l'a dédié.