DOA
d'Airoles. Il la signala d'abord en 1862, dans le tome III de ses Notices pomologiques (page 34) , observant qu'elle était propagée depuis une douzaine d'années; et plus tard, au mois d'octobre 1863, il en reparla longuement dans la Revue horticole, mais sans fournir aucun renseignement positif sur la provenance de ce fruit :
« Nous en avons fait — disait-il Poire Doat. alors — la description dès l'automne
de 1861, sur des spécimens qu'avaient eu l'obligeance de nous envoyer MM. Bonamy frères, pépiniéristes à Toulouse, et cette poire nous a paru n'avoir aucun rapport avec tous les fruits de ce genre que nous avons pu juger jusqu'ici. Nous avons cherché, avant de le publier, à nous assurer d'une origine bien certaine de ce fruit. De plusieurs tentatives , voici ce qui nous est venu, et que nous extrayons d'une lettre, du 24 novembre 1862, de M. Bernard, jardinier chez M. Béteille , pépiniériste à Toulouse :
« Tout porte à croire que la poire « à laquelle nous avons donné le « nom de Doat, a été introduite « d'Auch à Montrastuc , près Fleu- « rance (Gers). » Comme nous l'a écrit M. Doat, il y aurait une quinzaine d'années qu'étant à Montrastuc, il avait trouvé dans son jardin un poirier qui y avait été planté et qu'on présumait avoir été tiré d'une pépinière d'Auch. Les fruits de cet arbre étant inconnus à M. Doat, il envoya à M. Béteille, avec des fruits, des scions pour greifes. L'arbre fut cultivé chez le pépiniériste toulousain et répandu par lui dans le commerce en 1847. Nous laissons, maintenant, parler M. Bernard : « Malgré « les recherches que j'ai pu faire « à Toulouse, aidé par tous mes « confrères , je n'ai pu découvrir « aucun arbre qui puisse se rapprocher de celui de la poire Doat, et cependant nous possé- « dons une, bien grande quantité de variétés. » M. Bernard et M. Béteille sont donc convaincus que !<• fruit mis par eux dans le commerce, est inédit et inconnu. Le fait est que, s'il n'eneût pas été ainsi, depuis plus de douze ans qu'il a été répandu, il se serait certainement élevé quelque réclamation indiquant une synonymie et revendiquant cet excellent fruit. Pour nous, nous ne pouvons que constater ce que nos démarches nous ont fait connaître, ne
pre M aucune responsabilité personnelle sur le baptême de cette variété à Toulouse.'»
(Pages :(7I d 372.)
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