Poire OIGNONET DE PROVENCE
Synonyme. — Poire Besi des Champs (Decaisne, le Jardin fruitier du Muséum, 1859, t. 11).
SescA»i]>ti4m «le E'avlwe. — Bois : de moyenne force. — Rameaux : légèrement étalés, assez nombreux et assez longs, grêles, peu flexueux, brun verdàtre, à lenticelles fines et rapprochées, à coussinets presque aplatis. — Yeux: moyens ou petits, coniques plus ou moins aigus, noirâtres, faiblement écartés du bois. — Feuilles : abondantes, ovales ou ovales -allongées, planes ou canaliculées, acuminées, ayant les bords faiblement dentelés, le pétiole un peu court , bien nourri et rarement stipulé.
Fertilité. — Très-grande.
OIG-OKE
Culture. — Modérément vigoureux, ce poirier se plaît mieux sur franc que sur cognassier; il est lent à se développer, mais dans sa troisième année on lui voit former des pyramides régulières et de hauteur convenable.
Poire Oignonet.
Description «lia fruit. — Grosseur :
petite. — Forme : globuleuse ou ovoïde fortement arrondie. — Pédoncule : long et parfois des plus longs, menu, recourbé, habituellement un peu renflé à ses extrémités, implanté à fleur de fruit. — Œil : grand, saillant ou à peine enfoncé, mi-clos, presque toujours entouré de très-légers plis. — Peau : mince et lisse, vert herbacé, couverte de petits points gris , généralement mouchetée de fauve et lavée de roux clair sur le côté de l'insolation. — Chair: blanc fortement verdâtre, fine ou mi-fine, fondante, pierreuse au cœur. — Eau ; suffisante, sucrée, aigrelette, ayant une saveur anisée assez agréable.
Maturité. — Derniers jours de juillet.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — Au commencement du siècle, cette petite poire hâtive était encore fort peu connue, surtout dans nos départements de l'Ouest. Localisée alors chez les Provençaux, elle dut en partie sa propagation à Urbain Audibert, pépiniériste renommé mort en 1846. De son établissement situé à Tonnelle, aux portes de Tarascon, il l'envoya vers 1812 à Loiseleur-Deslongchamps, savant agronome qui pour lors publiait à Paris le Nouveau Duhamel, luxueuse Pomologie restée très-rare par suite de son prix exorbitant. Elle y fut décrite et peinte en 1815 (t. VI, p. 198, pi. lxvii), sous le nom Oignonet de Provence, établissant bien sa provenance ; mais Loiseleur- Deslongchamps se contenta de dire qui la lui avait adressée, sans indiquer l'époque depuis laquelle on la cultivait dans cette contrée ; renseignement qu'il ne m'a pas été possible, même à Tarascon, de me procurer.
Poire OIN (PETIT.
Voir Petit- Oin.