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OME

côté dans une cavité profonde où il est comprimé par l'un des bords, et souvent par les deux, qui pour lors sont fortement mamelonnés. — Œil : moyen, mi-clos ou fermé , occupant le centre d'un large bassin en entonnoir et de profondeur trèsvariable. — Peau: mince, vert Poire Omer-Pacha. clair jaunâtre, ponctuée et am-

plement tachée de roux, surtout auprès du pédoncule. — Chair :

blanche, fine, fondante, juteuse et rarement bien pierreuse au centre. — Eau : des plus abondantes, sucrée, vineuse, délicatement aromatisée.

Maturité. — Commencement et courant de septembre.

Qualité. — Première.

Historique. — En 1856 le pomologue américain Hovey, décrivant dans son Magazine of horticulture une poire Saint - Menin, mûrissant, observait-il, au commencement de septembre et ne laissant rien à désirer sous le rapport de la qualité, ajoutait :

« Quelle est son origine? quelle « est son histoire?... Je l'ignore « et suis surpris qu'un fruit « aussi savoureux, et dont l'im- « portation en Amérique remonte environ à dix ans, n'y soit pas mieux connu. » (Pages 231 et 232.) Je puis répondre avec certitude à la question que se posait ainsi M. Hovey, car, cette poire Saint-Menin, c'est moi qui vers 1850 l'expédiai aux États-Unis. Seulement je l'y avais introduite sous la dénomination qu'elle portait en France — Omer-Pacha, nom d'un célèbre général ottoman, né à Plaski (Croatie) en 1806 — et je ne sais, à mon tour, qui la consacra plus tard, en Amérique, à la mémoire d'un saint dont nos calendriers n'ont pas encore fait mention! Cette substitution de nom a fini du reste par se découvrir, aux Etats- Unis ; j'en trouve la preuve dans le recueil pomologique , si répandu , de Charles Downing, où il est affirmé, page 549 de l'édition publiée en 1863, que les poiriers Omer-Pacha et Saint-Menin sont identiques. Dire l'origine de l'Omer-Pacha, me serait impossible ; on annonce fréquemment cette variété dans les .Catalogues , mais personne ne lui attribue le moindre obtenteur. Pour moi , j'en prenais des greffes, vers 1844, dans l'ancien Jardin du Comice horticole d'Angers, où sa culture était alors toute récente. De quel correspondant le Comice l'avait-il reçue?... Si je n'ai rien trouvé de positif à cet égard, je me suis du moins convaincu, en faisant ces recherches, qu'il existait une grande ressemblance entre ce poirier et certain autre, appelé Forme Duval, lequel appartenait également à la collection, maintenant détruite, de notre Comice. Toutefois, ce dernier n'étant pas dans mes pépinières, je ne saurais résoudre complètement cette question d'identité,

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