‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 53 sur 742 · Poire DOUBLE-PLOUVIER · texte numérisé non relu

Poire DOUBLE-PLOUVIER

souvent caduc, presque saillant. — Peau

Description de l'arbre. —

Bois : assez fort. — Bameaux : nombreux, érigés, gros, peu longs, à peine géniculés, vert foncé légèrement brunâtre , ayant les lenticelles larges, elair-semées , et les coussinets des plus ressortis. — Yeux :

petits , coniques, appliqués en partie contre l'écorce, à écailles faiblement disjointes. — Feuilles : grandes, généralement ovales, entières sur leurs bords, munies d'un pétiole long, flasque et de moyenne grosseur.

Fertilité. — Excessive.

Culture. — Il n'est pas des plus vigoureux ; nous le greffons sur franc ou cognassier ; s'il reste encore faible dans sa deuxième année , on le voit néanmoins former à trois ans des pyramides satisfaisantes.

seur : au-dessus de la moyenne. — Forme : ovoïde-allongée, plus ou moins bosselée, parfois légèrement étranglée près du sommet. — Pédoncule : assez long, mince, recourbé, régulièrement inséré dans une cavité prononcée où le compriment de fortes gibbosités. — OEil : petit, ouvert, verdâtre, toute parsemée de points

gris-roux. — Chair : blanchâtre, demi-fine, demi-cassante, odorante, quelque peu granuleuse au cœur. — Eau : rarement abondante , mais sucrée et assez délicatement parfumée.

Maturité. — Courant de janvier et pouvant atteindre le commencement du mois de mars.

Qualité. — Troisième et quelquefois deuxième comme fruit à couteau, première pour la cuisson.

Historique. — Ce poirier nous fut envoyé de Rouchin-lez -Lille, en 1864, par M. Grolez-Duriez, pépiniériste et l'un de nos correspondants. Il appartient plutôt aux variétés de choix propres à faire d'excellentes compotes, qu'aux variétés dont les produits sont destinés à être mangés crus. Son origine semble incertaine et son âge reste également problématique. Cela, du moins, résulte de la lettre suivante , que nous adressait le 13 septembre 1867 , M. Grolez- Duriez :

« Je ne puis préciser par qui le Double-Plouvier fut gagné, ni de quelles mains mon père le reçut il y a une quarantaine d années. Son nom provient, j'imagine, de ce qu'il est habituellement double de la poire Plouvier, tout en ayant la même couleur et la même forme ; avec cette différence, cependant, que le Double-Plouvier est souvent tacheté de points grisâtres

très-prononcés Le supposer très-répandu dans les environs de Lille, serait une erreur. Le

Plouvier ordinaire, seul, y est fort commun, quoiqu'il soit loin d'avoir la qualité du gros. Pour ces deux sortes de poires, ainsi que pour beaucoup d'autres, nos campagnards préfèrent le simple Plouvier, au Double. Ici comme ailleurs, ils obéissent généralement, avant tout, aux vieux préjugés, à la même routine. »

Ce poirier, que son extrême fertilité , la grosseur de ses fruits et leur maturité si tardive rendent assez recommandable , doit être bien peu cultivé, car aucun des nombreux Catalogues et des Recueils pomologiques que nous possédons, n'en fait encore mention.

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