‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 563 sur 742 · Poire ROUSSELET DE REIMS PANACHÉ · texte numérisé non relu

Poire ROUSSELET DE REIMS PANACHÉ

Description de l'arbre. — Bois : fort, et jaune grisâtre panaché de vert foncé. — Rameaux : nombreux, étalés, longs et assez gros, bien coudés, légèrement duveteux, rouge grisâtre panaché de noirâtre, finement et excessivement ponctués, aux coussinets saillants, — Yeux : moyens, ovoïdes, cotonneux, généralement appliqués contre le bois. — Feuilles : assez grandes , peu nombreuses , d'un beau vert panaché de jaune, de forme ovale ou ovale -allongée, souvent canaliculées au sommet du rameau, ayant les bords faiblement dentés en scie, le pétiole court et bien nourri.

Fertilité. — Remarquable.

Culture. — Le franc est le sujet que préfère ce poirier, dont la vigueur n'a rien d'excessif; la croissance de l'écusson est ordinaire; les pyramides sont satisfaisantes.

Description du fruit. — Voir, au numéro précédent [804], celle du ROUSSELET DE REIMS, sauf pour la Peau, qui pour la présente variété doit être ainsi caractérisée : assez épaisse , vert clair, parsemée de gros points roux, portant du côté de l'ombre plusieurs panachures jaunâtres et vert d'eau, lavée de brunrouge sur la face exposée au soleil , où elle est en outre couverte de macules vert foncé.

Historique. — Ce poirier, dont l'existence n'a d'autre source qu'une anomalie

598 ROU [rousselet rei — s ai]

de végétation découverte un jour sur un sujet du Rousselet de Reims, puis fixée par la grefle, m'était déjà connu en 1845. Sa première inscription dans mes Catalogues date de 1849 ( p. 23, n° 241 ), et pour lors on l'appelait aussi Girofle panaché, mais ce surnom ne tarda pas à disparaître. Cette variété possède nécessairement les qualités et les défauts de l'espèce à laquelle elle appartient; la panachure de son bois et de son fruit l'en distingue uniquement. Je l'ai tirée des anciennes pépinières des frères Baumann, à Bollwiller (Haut-Rhin). J'ignorais que ces derniers en fussent les obtenteurs ; le pomologue allemand Von Flotow me l'apprend dans Y Universalblatt (page 4) où, décrivant en 1837 ce Rousselet panaché, il le dit formellement originaire de Bollwiller. Sa propagation remonte au plus à 1830.

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