‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 591 sur 742 · Poire SAINT-GERMAIN PANACHÉ · texte numérisé non relu

Poire SAINT-GERMAIN PANACHÉ

Description de l'arbre. — Bois : faible. — Rameaux : peu nombreux, généralement étalés, courts et grêles, à peine coudés, jaune-serin panaché de vert foncé, ayant les lenticelles fines, rapprochées, et les coussinets ressortis. — Yeux : assez volumineux, ovoïdes -arrondis, très-éloignés du bois. — Feuilles : petites, elliptiques -allongées, planes ou canaliculées et contournées sur elles-mêmes, au pétiole long et menu.

Fertilité. — Satisfaisante.

Culture. — Comme pour le type dont il est une déviation, sa vigueur, des plus modérées, demande qu'on le greffe sur franc, car il se montre par trop chétif sur le cognassier et toujours excessivement lent à développer son écusson ; quant à ses pyramides, on ne saurait en voir de moins fortes ni de moins régulières.

Description du fruit. — Nous renvoyons à celle du Saint-Germain (p. 622) ; mais en faisant observer, toutefois, que les panachures de la poire qui nous occupe se présentent habituellement sous forme de bandes assez larges, jaune clair, longues ou très-longues, et parfois même descendant du pédoncule jusqu'à l'œil.

Historique. — C'est en France que le Saint-Germain panaché s'est produit, mais je n'ai pu découvrir où, ni quels furent ses premiers propagateurs. Assez récemment (1859) un de nos pomologues paraissait croire qu'avant M. Bivort, de Fleurus (Belgique), qui le décrivit en 1853, personne ne l'avait caractérisé. Précédemment (1856), en Allemagne, M. Dochnahl avait dit : «Ce fruit est d'origine « française et fut mentionné pour la première fois en 1830. » [Obstkunde, tome II, p. 130.) Aucune de ces assertions n'était exacte, quant à l'âge de cette sousvariété, puisque je la trouve déjà citée par Bosc, en 1819, dans le Nouveau cours d'agriculture alors publié par les principaux agronomes Me l'Institut : « Il y en a « — ajoute-t-il après la description du Saint-Germain — il y en a une sous- « variété à bois et à fruit panaché. » (T. X, p. 251.) Et cet auteur, qui pour lors remplissait les fonctions d'inspecteur des pépinières du gouvernement, était fort à même de se bien renseigner. On peut donc affirmer que la propagation de ce poirier panaché eut lieu avant 1819 ; mais je pense qu'en 1805 il était encore inconnu. Etienne Calvel , à cette date , ne le cite pas dans son Traité sur les pépinières, non plus que Tollard aîné, en sa Description des végétaux composant l'agriculture de l'empire français ; et certes ils l'auraient signalé l'un ou l'autre, si déjà nos jardiniers l'eussent cultivé. Pour moi, je le multiplie depuis 1825.

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