‹ Dictionnaire de pomologieChapitre 657 sur 742 · Poire SURPASSE-VIRGALIEU · texte numérisé non relu

Poire SURPASSE-VIRGALIEU

Synonyme, — Poire Suiïpasse-Virgouleuse (Downing, the Fruits and fruit trees of America ,

édilion de 1849, p. 416).

ESescriptiou de l'arbre. — Bots :

assez fort et jaune-orange nuancé de gris. — Rameaux : nombreux , généralement érigés, gros, assez longs, flexueux, brun jaunâtre , à lentieelles larges et abondantes , à coussinets saillants. — Yeux : écartés du bois, de grosseur moyenne, ovoïdes , aigus , ayant les écailles mal soudées. — Feuilles : vert clair jaunâtre, ovales, dentées en scie ou crénelées, portées sur un pétiole long et bien nourri.

Fertilité. — Extrême.

Culture. — Sa vigueur est ordinaire, ainsi que son développement ; tout sujet lui convient, et ses pyramides sont habituellement assez jolies.

Descript ion du fruit. — Grosseur :

moyenne. — Forme : ovoïde-cylindrique ou cylindrique-allongée, plus ou moins irrégulière et toujours bosselée, surtout à la partie supérieure. — Pédoncule: fort, habituellement assez court, rarement trèsarqué, renflé à la base, oblique, implanté à fleur de fruit. — Œil: petit, ouvert, non enfoncé, uni sur ses bords. — Peau : vert-pré, ponctuée, marbrée de brun clair et tachée de fauve autour du pédoncule, où elle est en outre sensiblement rugueuse. — Chair : blanc verdâtre, fine, cassante ou mi-cassante, à peine granuleuse. — Eau : peu abondante, mais excessivement sucrée, acidulé et d'une saveur musquée très-délicate.

Maturité. — Fin de septembre et commencement d'octobre.

Qualité. — Première.

Historique. — J'ai rapporté d'Amérique ce fruit en 1849; il y jouit à juste titre d'une grande faveur, mais personne n'y saurait encore affirmer qu'il en soit originaire. Ainsi Downing, un des pomologues les plus accrédités de cet Était, dut se borner, en 1863, à répéter uniquement ce qu'en 1849 il avait dit de la provenance du poirier Surpasse-Virgalieu :

« Je n'ai pu jusqu'ici — déclarà-t-il à ces deux époques — découvrir l'origine de celle précieuse variété. Ce fut M. Andrew Parmentier, pépiniériste à Brooklyn, près New-York, qui Je premier la propagea sous ce nom. Au reste, rien ne nous garantit qu'elle ne soil pas simplement une poire étrangère à laquelle, faute de la reconnaître, il aura donné le présent surnom, par allusion à notre Virgalieu [le Doyenné ou Doyenné blanc], qu'elle surpasse eu qualité. » (The Fruits and fruit trees of America, page 410 de l'édition 1849, et .'iliO de l'édition 1863.

WlwervRtioifig. — L'écrivain que nous venons de citer demande à ses lecteurs

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