Poire DOYENNE DES HAIES
Description de l'arbre* — Bois :
fort. — Bameaux : nombreux , érigés , un peu grêles, assez courts, quelquefois épineux, à peine coudés, brun verdâtre nuancé de rose pâle, à lenticelles apparentes, grises et rapprochées, à coussinets saillants. — Yeux : moyens , ovoïdes , marron foncé, très -écartés du bois. — Feuilles : petites , allongées , finement crénelées , au pétiole long , menu et souvent rosé.
Fertilité. — Grande.
Culture. — C'est un poirier dont la vigueur n'a rien d'excessif et qu'on greffe plus avantageusement sur franc que sur cognassier ; il y prend une forme pyramidale satisfaisante, tout en manquant un peu de hauteur.
Description du fruit. — Grosseur : moyenne. — Forme : arrondie ou turbinée-arrondie, aplatie à la base, mamelonnée au sommet. — Pédoncule : assez long, mince, courbé, planté obliquement au centre d'une légère dépression. — (EU : grand, irrégulier, ouvert ou mi-clos, faiblement plissé sur ses bords, à peine
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enfoncé. — Peau : jaune blafard , ponctuée et tachetée de fauve et de brun du côté de l'ombre, habituellement lavée de rose tendre sur la partie qui regarde le soleil, et plus ou moins maculée de roux autour de l'œil. — Chair : blanche, fine, fondante, juteuse, contenant quelques pierres auprès des loges. — Eau : abondante, douce, très-sucrée, douée d'un léger parfum musqué qui n'est pas sans délicatesse.
Maturité. — Du commencement d'octobre jusqu'au commencement de novembre.
Qualité. — Deuxième.
Historique. — La propagation de ce poirier remonte seulement à 1855, et voici les renseignements que nous transmettaient sur son origine, le 16 septembre 1867, MM. Bonamy frères, pépiniéristes à Toulouse :
« En 1855, feu M. Rey, alors horticulteur dans notre ville, et avec lequel nous étions liés intimement, rapporta d'un voyage qu'il fit à Buzet, village du canton de Montastruc (Haute-Garonne), une poire cueillie dans la propriété de M. Bardi, sur un sauvageonne d'un semis dû au hasard et poussé au milieu d'une haie d'aubépine. M. Rey, satisfait de la qualité de ce fruit, et reconnaissant qu'il appartenait, par sa forme, au groupe des Doyennés, l'appela Doyenné des Haies et le soumit le 4 novembre 1855 à l'examen de la Société d'Horticulture de la Haute -Garonne. Une commission dont l'un de nous faisait partie, étudia cette poire, la décrivit et accepta le nom que son propagateur lui avait donné. Le pied-mère existe encore chez M. Bardi, à Buzet. Ces faits, du reste, ont été consignés dans les Annales de notre Société, page 263 du volume de 1855. »