‹ Dictionnaire de santé ou vocabulaire de médecineChapitre 11 sur 106 · ALL · texte numérisé non relu

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La qualité des alimens doit aussi présenter quelques différences, suivant les âges et la constitution des individus. Ainsi la nourriture végétale convient généralement aux enfans et aux jeunes gens, chez qui la chaleur de la vie a plutôt besoin d’être modérée par des alimens doux, qu’excitée par des mets de haut goût et la chair des animaux. Dans la vieillesse, au contraire, où l’énergie vitale s’éteint , on fera usage de préférence de viandes animales, si toutefois l’estomac n’a pas été trop irrité pendant les années précédentes. D’un autre côté les personnes d’un tempérament mou, lymphatique , choisiront une nourriture animale pour donner à leurs organes le ton qui leur manoue ; tandis que lés alimens végétaux sont plus convenables au x personnes d’un tempérament nerveux, mélancolique, sec, irritable. Les personnes qui jouissent d’un tempérament intermédiaire aux deux dont nous venons de parler, pourront user indifféremment de l’une ou de l’autre espèce de nourriture.

ALLAITEMENT. En étudiant attentivement la nature , on la trouve toujours sage et admirable dans les fins qu’elle se propose, comme simple dans les moyens qu’elle emploie pour y parvenir. Le nouveau-né avait besoin d’uue nourriture doüce qui exigeât peu de frais de la part des organes digestifs, et la nature a pourvu la femme de seins dans lesquels se prépare le lait après l’accouchement. Si toutes les femmes avaient du lait dans tous les temps et à toutes les époques de leur vie , on pourrait dire qu’elles sont toutes également destinées par la nature à remplir un devoir auquel elles seraient également propres. En supposant même qu’il en fût ainsi, la mère devrait encore nourrir elle-même son enfant, plutôt que d’en confier le soin à une étrangère. N’est-il pas juste que eelle qui donne la vie à un nouvel être soit chargée de la lui conserver? D’ailleurs puisque le lait ne se forme qu’après l’accouchement, et seulement durant le temps où l’enfant a besoin de celte nourriture, il est évident, que la nature a voulu qu’elle lui fût fournie par la mère.

De tout temps les hommes sages se sont attachés à venger les droits de la nature outragée, en s’élevant contre un abus qui n’en est pas moins devenu presque générai chez les gens qui jouissent d’une fortune aisée. Je sais qu’on ne manque pas d’adoucir ce crime de lèse-maternité par une foule de raisons spécieuses dont la plupart sont si frivoles qu’elles mériteraient à peine une réfutation sérieuse ; mais il faut dire la vérité, quelles que doivent en être les conséquences. Ce n’est pas seulement une vertu que de aour*

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