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ladies ; il peut se terminer d’une manière funeste et très-rapidement ; il peut durer sept, dix, et même vingt jours. Cette maladie peut revêtir diverses formes insidieuses. Lorsque le croup a parcouru un certain laps de temps , les enfans rendent des parcelles de la fausse membrane ; et si la guérison arrive , la voix reste rauque pendant un certain temps. Lorsque la -maladie fait des progrès, la fausse membrane qui avait commencé à se former vers les parties supérieures du canal de la respiration et de la déglutition, peut se propager jusque dans le tissu du poumon , et amener la mort non-seulement par la désorganisation de cette partie, mais en s’opposant au passage de l’air.
Traitement. Donnez l’émètique, disent les uns ; faites des saignées , appliquez des sangsues, disent les autres ; quelquesuns conseillent d’appliquer des vésicatoires sur le cou ; d’autres rejettent ces moyens comme incendiaires. Pendant long-temps on n’a eu en vue que d’expulser la fausse membrane, et l’on conseillait à cette fin le kermès ou d’autres préparations d’antimoine : on est même allé jusqu’à y joindre le sulfure de po- P tasse (foie de soufre) et l’eau de menthe; mais ce .sulfure porte à la gorge , détermine la toux , et les enfans meurent le plus souvent. Il y a cette différence entre la vieille médecine et la moderne, c’est que les anciens, voyant de la bile , des membranes contre nature, ont dit : Expulsons la bile, la membrane. Les modernes ont dit : Lorsqu’une inflammation des yeux ou des paupières détermine une grande sécrétion de larmes, de chassie, obtiendra-t-on la guérison en enlevant avec un mouchoir les larmes, la chassie? Non; l'inflammation subsistera. Eh bien , en évacuant la bile , en expulsant la membrane, l’inflammation persistera : il faut donc combattre l’inflammation.
On examinera d’abord l’arrière-gorge ; et si l’on aperçoit l’état d’efflorescence qui par la suite prend l’aspect d’une membrane , on trempera dans une légère dissolution d’acide muriatique une petite éponge très-fine , et l’on touchera les points effleurés. On a souvent réussi par ce môyen"a arrêter le croup à son début; mais plus tard il serait insuffisant : la maladie a déjà fait trop de progrès ; l’enfant est grognon, il tousse, la voix, est altérée. Si. l’on temporise; le mal est sans remède : il faut l’attaquer sans délai.
On appliquera donc sous l’angle de la mâchoire inférieure 2,3, 4, 5, 6, îo, i5 et même 20, 25 sangsues, suivant l’âge de l’enfant. Si le canal digestif est en bon état, on donnera de temps en temps une petite cuillerée de sirop d’ipécacuanha, comme révulsif. Si on n’a pas réussi à enlever la ma-
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ladie, on fera ensuite des fumigations émollientes , on mettra sur chaque jambe des cataplasmes émolliens; et si tout cela échoue, on reviendra avec confiance à une nouvelle application de sangsues. S’il n’y a pas de convulsions ; synapismes aux jambes, aux cuisses , un vésicatoire à la nuque. Survientil des phénomènes nerveux; des bains, des lavemens émolliens avec%ddilion de quelques gouttes de laudanum ou d’une tête de pavot, boissons émollientes.
Mais la maladie arri ve-t-elle vers la dernière période , malgré tous les efforts , la respiration est difficile, presque impossible;, l’enfant est menacé de suffocation. Que faire? Les moyens antiphlogistiques finissent par être insuffisans ; et , si l’on n’a recours à d’autres expédiens, la fausse membrane étant fermée, les enfans succomberont infailliblement; car cette membrane bouchera les voies aériennes. C’est dans ce cas désespéré qu’il est permis de tenter l’usage des exci tans pour donner lieu à l’expulsion de la fausse membrane ; mais , on ne peut assez le répéter, il ne faut avoir recours à ces moyens qu’après avoir préalablement combattu l’inflammation et lorsque la maladie a pris un caractère chronique. La préparation que l’expérience l a démontré réussir le mieux pour produire l’expulsion, est la suivante :
P. Eau de menthe, 4 onces.
Sirop d’écorce d’orange, 2 onces,
Sulfure de potasse, 1 grain. - -
On prend par cuillerées , en agitant le mélange.
4NGINÉ G AN GPtENE US E ou maligne. L’angine de l’arrière-bpuche, et surtout eeUe des amygdales lorsque l’inflammation devient excessive , peut passer à l’état de suppuration ; elle peut même se terminer par la gangrène des parties enflammées. Mais il est une autre espèce d’angine véritablement gangreneuse dès son début, et qui diffère beaucoup des autres.
On voit naître sur le voile du palais ou sur les amygdales une petite tache grisâtre ou bleuâtre, dont le pourtour, est rouge et légèrement enflammé. Il n’y a pas dé fièvre, mais seulement du malaise ; l’haleine est fétide , et il se fait un suintement d’une matière noirâtre et d’une odeur dégoûtante. En vingt-quatre heures la tache augmente, la gangrène fait des progrès rapides ; quelquefois elle se borne, la croûte se détaché, et le malade guérit. Mais cette terminaison n’est pas toujours aussi heureuse : quelquefois la gangrène s’étend, toute la bouche devient noirâtre, les traits du malade sont extrêmement décomposés, et la mort met fin à cette scène de douleurs.
Cette maladie se développe sous l’influence des mêmes