‹ Dictionnaire de santé ou vocabulaire de médecineChapitre 15 sur 106 · APH · texte numérisé non relu

APH

causes que le charbon ou la pustule maligne. On l’observe chez les individus qui ont mangé de la chair d’animaux morts de charbon ; on la voit plus souvent chez les en fans d’une constitution molle, qui vivent en grand nombre et qui ont une mauvaise nourriture; elle peut se communiquer.

Aussitôt que l’on aperçoit la tache gangreneuse et grisâtre dont nous avons parlé , il faut l’attaquer d’une manière active. Ici les émolliensproduiraient.très-peu d’effet. On donnera donc des gargarismes astringens faits avec une décoction de roses de provins et quelques grains d’alun , ou bien avec l’écorce de chêne pu de grenadier, la racine rie tormenlille , celle de rathania, etc. On fera prendre à. l'intérieur de la limonade vineuse ou des préparations de quinquina. Aussitôt que l’escarre de la gangrène se borne, on doit suspendre les stimulans et administrer des boissons et des gargarismes émolliens. S’il y a complication de fièvre , c’est-à-dire d’irritation du canaL intestinal , le mal fait des progrès si rapides qu’il y a bien peu d’es poir de l’arrêter. *

ANTHRAX. (V. Furoncle.) ,,

APHTES. On appelle ainsi de petits boutons, de légères ulcérations qui surviennent à la voûte du palais , aux bords de la langue, à l’intérieur des joues et aux gencives. A l’aspect de ces ulcérations blanchâtres , il n’est pas difficile de reconnaître une inflammation particulière de la bouche.

Au début de cette inflammation on aperçoit de petits boutons au-dessus desquels" existent des croûtes grisâtres, et tout autour un cercle inflammatoire. Il n’y a presque pas de fièvre, à moins qu’il n’y ait complication d’irritation de l’estomac ou des entrailles. Il y a salivation abondante; les enfans pleurent continuellement, et refusent quelquefois le sein et toute espèce de nourriture a vee tant d’opiniâtreté , qu’ils tombent dans le dépérissement, et que l’on en a même vu mourir de faim.

Le traitement de celte affection est assez simple. Si c’est chez les enfans, aussitôt que l’on aperçoit les aphtes, on commence par appliquer quelques sangsues sous le menton et aux angles de la mâchoire. On tâche de faire des injections dans la bouche avec de l’eau miellée ou de guimauve ; on peut rendre l’eau miellée légèrement acidulée par l’addition de quelques gouttes de vinaigre. Lorsque l’inflammation est tombée , on peut toucher les aphtes avec un pinceau de charpie imbibée d’acide muriatique, étendu de trois ou quatre fois son volume d’eau.

Chez les grandes personnes celte inflammation est-elle forte , on appliquera un plus grand nombre de sangsues ; on emploie les gargarismes émolliens , et l’on touche ensuite les aphtes

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