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BIL

le cas où l’on reconnaît la présence de labile, ont le plus grand tort. Je sais bien qu’un moyen perturbateur tel/que l’émétique , en imprimant aux organes une secousse qui trouble leur manière d’être actuellement, peut être favorable ; mais cela est extrêment rare. C’est précisément

Frapper à l’aventare et vaincre par hasard.

On peut bien arrêter l’écoulement de la bile au moyen des "vomitifs , mais ce n’est pas toujours un indice que l’on ait détruit la cause qui donnait lieu à sa quantité ou à sa qualité insolite. En effet , une irritation qui n’est pas encore très - vive , fait affluer les humeurs comme nous l’avons dit; mais si cette irritation fait des progrès, si elle s’élève au degré inflammatoire , les tissus sont saisis d’une espèce de.rigidité , et l’écoulement des humeurs cesse ; mais , loin d’avoir opéré la guérison, il est évident que le mal n’a fait qu’empirer.

Nous avons dit que la présence de la bile annonce une irrita- . tion de l’estomac ou des intestins , et que cette irritation appelait dans ces viscères une plus grande quantité de bile qu’à l’ordinaire. Mais l’abondance de. la bile, sa qualité vicieuse peut aussi dépendre directement de l’irritation d# l’organe qui l’élabore, je veux dire le foie. Sous l’influence d’une irritation ou d’une surexcitation , le foie , comme toute antre partie du corps humain ., acquiert un surcroît d’activité et d’énergié , il sécrète donc alors plus de bile qu’à l’ordinaire; cette bile peut être absorbée et donner une couleur jaune à la peau ; ou bien être versée en plus ou moins grande abondance dans l’estomac, et donner lieu à tous les signes dont nous avons parlé plus haut. Mais encore ici l’on voit qu’il ne doit point être question de s’en prendre à la bile dansle traitement à suivre; l’on a à faire à une irritation ou à une inflammation du foie, c’est'donc à calmer cette irritaton que l’on doit s’appliquer.

D après cqque nous venons de dire sur la cause des épanchemens et de la surabondance de la bile , le traitement ne saurait être douteux. On l’a déjà devinrn Si l’irritation est légère , on doit se borner à donner au malade des boissons délayantes , émollientes oü rafraîchissantes ; tels sont les tisanes de guimauve, de gomme arabique, de bouillon blanc, Feau sucrée , la limonade légère , l’orartgeade, etc. , etc. Si , au contraire , l’irritation était vive , on appliquerait 1 5 , 20 , 5o , 4° sangsues sur le creux de l’estomac, dont on recouvrirait les piqûres avec un cataplasme émollient. Si le foie éta'it le foyer principal de l’inflammation , ce serait sur cette partie que l’on appliquerait les sangsues, c’est-à-dire sur le^côté droit, immédiatement. audessous des dernières côtes. Qn donnerait les mêmes boissons

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