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que précédemment, et l’on' ne reviendrait aux alimens que peu à peu et lorsque les signes de l’irritation auraient disparu.
Les extravasions, les débordemens de bile, qui sont le résultat d’une indigestion, n’exigent pas d’autre traitement que celui que nous venons d’indiquer; cependant on se contentera dans ce cas d’employer la diète et les boissons délayantes , l’excitation n’étant ordinairement que passagère et n’étant pas encore parvenue au degré d’irritation qui pourrait exiger l’emploi des sangsues. Cependant, si l’individu avait englouti une quantité considérable d’alimens ou de boissons , et que l’estomac, fatigué par leur présence, ne pût pas s’en débarrasser, on chercherait à provoquer le vomissement en faisant avaler de l’eau tiède , en chatouillant avec le doigt le fond du gosier, ou enfin si l’on ne pouvait : y parvenir par ce moyen , en administrant i ou a grains d’émétique dans une verrée d’eau. Mais, nous le répétons , il ne faut jamais faire vomir dans le seul but d’expulser la bile, et l’on ne doit jamais perdre de vue qu’il faut guérir l’irritation ou l’inflammation qui la fait affluer, et qu’alors tout rentrera dans l’ordre et la bile cessera d’être trop abondante.
Avant de terminer cet article, il nous reste encore un préjugé â combattre. Il n’e# pas rare d’entencfré dire : il ne faut pas faire usage de tel aliment, parce qu’il est bilieux ou qu’il fait beaucoup de bile. Le lait est surtout rangé parmi les substances bilieuses r-, et l’on aurait bien de la peine à persuader le contraire aux personnes qui prennent sans autre examen pour des vérités ce qu’elles ont entendu répéter toute leur vie. Nous allons prouver en deux mots que les alimens quidonnent de labile, comme on dit, sont précisément ceux auxquels le vulgaire accorde une propriété contraire , et que ceux qu’il appelle bilieux, entre autres le lait, ne le sont nullement. Nous avons dit que la bile arrivait dans l’èstomac et dansles intestins lorsqu’il y avait irritation dans ces parties ; c’est ce qui a lieu principalement chez les personnes dont le foie est gros et actif , eh un mot chez les personnes d’un lempéramer^ bilieux. Lés alimens de haut goût, fortement épicés, les Viandes noires, etc.., échauffent et irritent plus l’estomac que des alimens simples et doux ; l’estomac sera donc irrité par leur présence , et la bile y arrivera plus ou moins abondamment suivant la disposition des individus. Le vin , les liqueurs spiritueuses , le café , etc. , produisent le même effet , quoique l’on croie vulgairement le contraire. Tous les amateurs de bonne chère qui surchargent leur estomac de mets excitansetde boissons échauffantes, tous les gouîuset les gourmands, en un mot, ceux dont lé palais est toujours à l’affût de ce qu’ils appellent un bon morceau , peuvent attester la vérité de ce que j’avance. Lé lendemain d’un festin , ils ont coristam-
ment la langue épaisse , pâteuse , jaunâtre , amère ; le blanc de l’œil est terne ou jaune , ils éprouvent tous les symptômes d’une surabondance de bile.
Le lait, au contraire; les alimens et les boissons douces rie produisant sur l’estomac qu’une stimulation légèré , l’irritation que la langueéprouvait se calmera peu à peu parleur usage, et il est certain qu’alors elle deviendra moins pâteuse , la bouche moins amère , et que la bile .n’étant attirée dans l’estomac que y suivant les proportions convenables , elle reprendra son cours naturel, et les digestions se feront comme à l’ordinaire. Cependant , nous devons dire que le lait rie doit pas être employé pendant que l’estomac contient de la bile ; voici pourquoi. La bile fait cailler le lait dans l’estomac lorsqu’elle l’y rencontre ; le lait se digère albrs difficilement, il s’aigrit et peut, devenir une nouvelle cause d’irritation; mais ce ri’ est point parce qu’il est bilieux , comme on le voit : ilse comporté alors comme tout autre aliment irritant. II est donc "faux que les personnes d’un tempérament bilieux doivent s’abstenir de lait et faire usage de vin, de boissons amères. Ce n’est que pendant le temps qü’il , y aréellementdébordementdebilequ’ilffîutyrenoncer, comme à tout autre aliment. Rien alors ne saurait mieux convenir que les buissons délayantes. Mais , hors ce temps , nous soutenons que le lait non-seulement ne donnera pas de bile, mais qu’il aidera à corriger rétatd’irritation des viscères qui la provoquent. Cet article demanderait des explications de détail bien plus étendues , mais'nous iie pouvons pas nous y engager, puisque nous en parlons. ailleurs, en traitant des affections du foie, de l’estomac et des intestins.
BTLIEUSE , fièvre bilieuse. (Y. Fièvre.) :
BLENQRRHAGÏE , BLÉNORRHÉE , plus vulgairement chaude-pisse. On désigne par ces mots les écoulemens plus ou moins inflammatoires dès organes sexuels, soit de l’homme * soit de la femme , à la suite d’un commercé avec une personne atteinte de la même maladie. Il est inutile de nous étendre longuement sur la cause de cette infection; elle est toujours assez connue des personnes qui s’y sont exposées. Cependant nous devons avertir que les écoulemens blériorrhagiques peuvent être produits sans, qu’il y ait infection, ni d’une partoi de l’autre : l’abus'seul dés plaisirs, les habitudes solitaires fréquemment répétées, le libertinage, l’introduction de matières âcres* ou irritantes dans le canal de l’urètre chez l’un et l’autre sexe , peuvent déterminer un écouîeriient semblable à celui qui nous occupe, par le seul effet de ^irritation portée sur ces parties. Mais ces dernières causes sont extrêmement rares , et lorsque cet écoulement se manifeste, l’on peut presque toujours suspecter
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la personne malade, quelles <jue soient ses dénégations, de s’être exposée à un contact impur. Toutefois il serait souvent dangereux , pour le repos des familles, de confondre avec la maladie qui nous occupe une autre espèce de flux blanc qui a lieu fréquemment chez les femmes les plus sages, et qu’il serait injuste d’attribuer à une cause étrangère; nous voulons parler des fleurs blanches. Cette incommodité à laquelle sont sujettes la plupart des femmes qui habitent les grandes villes, surtout celles qui sont douées d’un tempérament nerveux irritable, celles qui mènent une vie molle et délicate , n’a donc rien de commun avec la blénorrhagie. (V. Fleurs blanches.)
On donne plus particulièrement le nom de blénorrhagie à l’écoulement qui est accompagné "de douleurs plus ou moins vives; mais lorsque cet écoulement dure depuis long-temps, et qu’il n’est accompagné d’aucune douleur , en un mot, qu’il est devenu chronique , on lui a donné le nom de blénorrhée. C’est au reste la même affection , mais avec des- symptômes moins intenses.
£••• Lorsque la blénorrhagie est le résultat d’un commerce impur, on l’appelle blénorrhagi e virulente, mais il n’est pas bien certain qu’elle soit produite par un virus particulier, puisqu’un jiquide âcre quelconque produit le même, effet. Quelquefois l’individu ne ressent que les do,uleurs qui accompagnent ordinairementla blénorrhagie, sans cependant qu’il y ait écoulement; on l’appelle alors blénorrhagie sèche^Oa l’appelle bâtarde ou externe lorsqlue l’écoulement ne provient pas de l’intérieur du canal urinaire. Enfin on a donné le riom de béjiigne a la blénox’rhagie qui n’est pas ou presque pas accompagnée de douleurs. Ces dénominations sont inutilesetvicieuses, puisque dans tous les cas la blénorrhagie ne dépend que d’une irritation portée sur les organes sexuels , et que quand cette irritation a produit l’écoulement , la maladie est toujours de même nature ; c’est constamment une inflammation qui peuf être plus ou moins violenté , mais dont le caractère est absolument le même.
Les signes de la blénorrhagie , produite par un contact impur que nous prendrons ici pour type comme étant la plus fréquente , sont les suivans. Trois ou quatre jours après que l’on s’est exposé au contact, on éprouve d’abord une titillation, de la démangeaison , de la chaleur, de la rougeur aux parties qui doivent être infectées; un peu plus tard il se manifeste un écoulement d’une humeur âcre , limpide , verdâtre, puis blanche ; on éprouve des envies fréquentes, d’uriner, les urines donnent une sensation de chaleur et quelquefois d’une ardeur brûlante et très^douloureuse. Quelquefois il survient, surtout chez l’homme , une tuméfaction considérable à laquelle on a donné
le nom de phimosis ou de paraphimosis. Les femmes souffrent généralement beaucoup moins de la blénorrhagie que les hommes. Peu à peu cependant les douleurs" se ralentissent, la matière de l’écoulement n’est plus aussi âcre, et F écoulement finit par être complètement indolent. Il dure ordinairement de 4o à 5o joùrs , et beaucoup plus long-temps si l’individu ne s’astreint pas à un genre de vie convenable. Il devient quelquefois permanent et habituel chez certaines personnes qui ne veulent pas renoncer à s’exposer aux causes qui l’ont produit, ou même qui, sans s’y exposer, ne font rien de ce qui pourrait l’arrêter.
Le traitement de la blénorrhagie, à son début, soit de la blénorrhagie aiguë, est en général celui qui convient dans toutes les inflammations. En conséquence , on administrera des boissoins émollientes, légèrement diurétiques : la tisanne de chiendent avec addition de 12 ài5 grains de nitre par litre de liquide, remplit assez bien ce but ; on fera prendre des bains de siège, des bains locaux et des bains entiers. On fera garder le repos autant qu’il sera possible, et si le malade est forcé de faire du mouvement, de marcher , il faut que ce ne soit qu’avec modération ; car la marche , la danse , l’équitation sont un grand Obstacle à la guérison , et l’on voit même quelquefois ces causes entretenirpendant très-long-temps des écoulemens qui auraient cessé beaucoup plus tôt , si les maMes avaient pu ou voulu se soumettre au repos. Il est essentiel d’entretenir la liberté du ventre au moyen de lavemens émolliens,et non par des purgatifs qui ne feraient qu’irriter davantage. Lorsque l’inflammation est très-vive et douloureuse , on applique une vingtaine de. sangsues au périnée, et l’on recouvre les piqûres avec un cataplasme émollient ; on peut revenir à une seconde et même à une troisième application de sangsues , si les symptômes persistent avec la même intensité. .
Lorsque l’inflammation diminue et que les urines ne réveillent que peu de douleur, on peut chercher à arrêter l’écoulement. Un desmoyens les plus efficaces est le baume de copahu ; mais comme ce médicament est âcre, il irrite facilement la membrane muqueuse du canal intestinal , et on ne peut en conséquence l’administrer qu’aux personnes dont l’estomac est en bon état, ce que l’on reconnaît à la couleur naturelle et vermeille de la langue et à l’absence de tout symptôme de fièvre. La manière la plus ordinaire et la plus simple d’administrer le baume de copahu consiste à prendre matin et soir, d’abord une cuillerée de la potion dont la formule est indiquée page 187, sous le titre de potion astringente contre la gonorrhée; on élève ensuite cette dose progressivement jusqu’à 3 , 3, 4 et même 5 çuillerées à la fois. 11 n’est pas rare de voir la blénorrhagie s’ar-
rêter après une huitaine de jours de ce traitement. Malgré cela, on le continuera encore pendant quatre ou cinq jours en diminuant progressivement les doses; autrement l’écoulement pourrait reparaître. Lorsque ce médicament n’arrête pas l’écoulement ou qu’il ne le fait pas diminuer d’une manière sensible, au bout de quelques jours, il faut en cesser l’usage et s’en tenir aux boissons émollientes et au reste du traitement conseillé plus haut. Si le baume de copahu donnait de la diarrhée,, on devrait en diminuer la dose et même en suspendre tout-à-fait l’emploi durant un ou deux jours, pour le reprendre ensuite, si le bon état du canal digestif le permettait.
Le régime des personnes atteintes de blénorrhagie doit concorder avec le reste du traitement ; c’est-à-dire qu’il doit être doux, consistant plutôt en légumes qu’en viandes fortes. On doit s’abstenir de vin, de café , de thé et de toutes liqueurs spi— ritueuses. Il est superflu de dire que tout rapport avec des personnes de sexe différent doit cesser jusqu’à parfaite guérison.
Lorsque la blénorrhagie est devenue chronique , c’est-à-dire , lorsqu’elle dure depuis très-long-temps,qu’elle n’est d’ailleurs âiScompagnée d’aucune douleur, le traitement émollient ne réussit pas toujours; les tissus qui fournissent la matière de l’écoulement , après avoir été le siège d’une inflammation aiguë , tombent dans une espèce de relâchement, comme cela arrive ordinairement à la suite de toute espèce d’inflammation. On obtient alors d’assez bons effets des boissons légèrement astringentes, telles que l’eau ferrée, les eaux de Spa et de Yichi, les infusions légères d’écorce de chêne, etc. On donne aussi le baume de copahu de la manière dont il vient d’être- indiqué plus haut. Si le canal intestinal supportai t mal ce traitement, on devrait le suspendre. Il arrive quelquefois que tous ces moyens sontinfructueux; c’est alors qu’il est permis d’avoir recours aux injections. Pour qu’elles soient sans danger, on débutera le premier jour par des injections d’eau froide ; le lendemain on les fera arec de l’eau sucrée; le jour suivant elles seront composées d’eau et de gros vin, le tout sucré ; après cela on n’emploiera popr injections que du vin pur^ucré; si l’écoulement continue, on se servira d’une décoction de roses de provins coupée avec parties égales de vin; enfin on aura re- cours à une décoction de racine de bistorte, ou de rathania , ou même d’écorce de chêne. Les injections doivent être répétées 5 ou 6 fois dans ! a journée. Elles conviennent également pour l’un et l’autre sexe. Il est rare que l’écoulement ne s’arrête pas au bout de quelques jours, lorsque l’on a employé successivement ceS liquides en injection de la manière dont nous venons de l’indiquer. Cependant ces moyens peuvent en-
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core échouer, et des médecins plus hardis que nous conseillent l’usage d’injections beaucoup plus astringentes que les précédentes, telles que les solutions de sulfate de zinc {vitriol blanc) ou d’acétate de plomb ( extrait de saturne). Nous ne devons pas dissimuler que ces substances produisent assez souvent des rétrécissemens çlu canal urinaire , qui constituent une affection plus dangereuse que la blénorrhagie. Après cet avertissement, si les malades voulaient néanmoins essayer l’usage de ces injections, nous les renvoyons pour la manière de s’en servir aux pages i5? et i58, art. Injections .
Nous ne terminerons pas cet article sans avertir le lecteur de se défier des nombreux spécifiques que l’on voit écloçe chaque jour contre la maladie qui nous occupe. La plupart de ces médicamens, si vantés, sont ou des purgatifs violens qui peuvent bien guérir la blénorrhagie par la révulsion qu’ils déterminent en irritant le canal intestinal ; mais qui pour cela même peuvent produire l’inflammation de ce même canal. Le plus souvent ils ne doivent leur propriété qu’au baume de côpahu déguisé de mille manières avec d’autres substances pour en pallier le goût : or nous avons vu que ce médicament n’était pas infaillible , et que d’ailleurs son usage ne pouvait nullement convenir aux estomacs que l’on appelle faibles, et que nous appelons plus raisonnablement irrités ou enflammés. Les charlatans qui promettent de guérir la blénorrhagie dans cinq ou six jours trompent donc le public, et ils engagent les simples à user de moyens trop énergiques pour être applicables à tous les tempéramèns , et pour ne pas compromettre la santé des imprudens qui s’y confient en aveugles.
BLENORRHÉE. C’est la même affection que la blénorrhagie dont il est question dans l’article précédent ; la seule différence est que l’une est aiguë et l’autre chronique. (V. cet article. )
BOULIMIE. On appelle ainsi une faim excessive que l’on apaise avec beaucoup de difficultés : cet état porte encore le nom dé cynorexie ou de faim canine. La convalescence franche des fièvres est ordinairement necompagaée de cette appétence extraordinaire des alimens ; mais cette faim est alors naturelle puisqu’elle dépend de la perte que le corps a fait à l’occasion de la fièvre. La boulimie n’est pas une maladie particulière indépendante de l’affection de quelque organe ; elle est au contraire le plus souvent le résultat d’une irritation de l’estomac. En effet, tout ce qui réveille la sensibilité de cet organe augmente l’appétit et donne la faim. Ainsi la boulimie dépend quelquefois de l’irritation continuelle qu’entretient un vers solitaire dans les organes digestifs; il en est de même des stimulas» des épices et de plusieurs espèces d’assaisonnemens. Les
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individus attaqués de boulimie sont ordinairement maigres, et digèrent mal les alimens qu’ils dévorent. Cela arrive surtout quand elle est entretenue par un foyer d’irritation placé dans l’estomac ou dans les intestins ; car alors les digestions se font mal, et il n’est pas rare que les individus vomissent une partie de leurs alimens, ou qu’ils soient tourmentés de diarrhée ou de dysenterie.
Le traitement de la boulimie ne consiste pas seulement, comme on pourrait lé croire, à donner des, alimens à ceux qui en éprouvent le besoin. Il faut d’abord s’appliquer à reconnaître et à combattre les causes qui peuvent y donner lieu. Les boulimies qui surviennent pendant la convalescence, après les pertes abondantes de sang, cessent ordinairement, lorsque le corps a repris son embonpoint ordinaire. La faim ne doit pas être entièrement satisfaite, surtout dans le premier de ces deux cas; parce qu’à l’issue d’une maladie, l’estomac est très-sensible et qu’on pourrait l’irriter facilement par une alimentation trop copieuse. Ce n’est donc qu’avec précaution que l’on doit procéder, surtout si la maladie dont on est en convalescence avait son siège dans l’estomac ou dans quelque autre partie du canal alimentaire. On commence alors par l'usage de soupes légères que l’on prend en petite quantité, mais souvent. On passe ensuite progressivement à une nourriture plus substantielle , mais jamais en mangeant jusqu’à satiété. Si la boulimie est ' entretenue par la présence des vers solitaires ou d’autres vers , il faut les expulser. ( Y. Yfjis. ) Lorsque la boulimie est entretenue par uneJrritation cîe l’estomac , ce qui est le cas le plus ordinaire, il ne faut pas espérer que les alimens pris en grande quantité puissent l’apaiser ; au contraire , en entretenant une irritation continuelle sur les membranes muqueuses, déjà trop irritées , du canal alimentaire, ils ne feront que l’augmenter davantage , ou s’ils là font cesser, c’est, en faisant passer l’irritation à l’état inflammatoire^ c’est-à-dire en convertissant une affection souvent légère en une maladie grave. Il est assez facile en général de reconnaître cette cause , pour peu qu’on ait l’habitude de faire attention à l’état de la langue. Si en effet les personnes qui sont dévorées de'cette faim insatiable ont la langue rouge sur les bords et sale dans le centre; s’il y a en même temps soif fréquente, on peut prononcer sans crainte que l’estomac ou les intestins sont travaillés par une irritation plus ou moins forte. Il faut se comporter alors pomme si l’on avait à faire à une gastrite chronique. On astreindra ces sortes, de malades. Car ils le sont, à un régime très-modéré; les alimens seront choisis parmi les moins excilans, et surtout parmi les végétaux frais, le lait , les fruits aqueux, les chairs mucilagi-